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Hestia, nouvelle proptech du leasing immobilier

Par Christian Capitaine | Le | Agence immobilière indépendante

Après avoir bouclé un tour de table d’un million d’euros, la propetch Hestia se lance sur le marché du leasing immobilier en visant notamment une clientèle de particuliers exclus de l’accession à la propriété. Pour acheter les biens, elle s’appuiera sur les fonds d’investisseurs. Explication de son business modèle et détail de ses objectifs avec son CEO, Adrien Péligry.

Adrien Péligry et Nino Spiegel, les cofondateurs de Hestia - ©  D.R.
Adrien Péligry et Nino Spiegel, les cofondateurs de Hestia - ©  D.R.

Le leasing immobilier fait des émules en France. Déjà décliné dans le logement intermédiaire par In’li, filiale du groupe Action Logement (et s’étendant donc sur un parc de logement restreint), la location avec option d’achat compte officiellement, depuis lundi 5 septembre, un nouvel acteur sur le territoire : Hestia.

« Le concept de leasing immobilier pour les particuliers a commencé à émerger aux Etats-Unis il y a trois à quatre ans, indique Adrien Péligry, CEO de cette nouvelle startup de la proptech. Et depuis, il explose. En Europe, pour le moment, rien n’a encore été fait. »

Il ajoute. « Dans l’automobile, le leasing concerne en France un achat sur deux. Dans l’immobilier, marqué par un contexte de prix élevé conjugué aux conditions de plus en plus restrictives des banques pour décrocher un crédit, nul doute que notre solution est promise à un bel avenir.  »

Un prix fixe garanti au départ

Destiné, par essence, aux profils ne disposant pas d’un apport suffisant (jeunes actifs, foyers modestes, statuts professionnels spécifiques tels que les indépendants, les freelances…), l’offre déployée par Hestia leur permet de devenir propriétaire en moins de trois ans en capitalisant sur un bien, grâce à un prix fixe garanti au départ, et indépendant de la volatilité du marché.

« Concrètement, nous « scorons » ce particulier, nous calculons sa capacité d’emprunt actuel et anticipons son évolution. S’il s’avère que, dans trois ans, il sera en mesure d’emprunter cette somme initiale, Hestia achète le bien à sa place et lui loue pendant trois ans. A cette issue, il pourra lever ladite option d’achat », explique Adrien Péligry.

Pool de business angels

Pour se lancer, Hestia a bouclé une levée de fonds d’un million d’euros auprès de business angels de la proptech, à l’image de Thierry Vignal, CEO de Masteos, Pierre Chapon, CEO de Pretto, Raphaël Vullierme, CEO de Luko, Henri Pagnon, CEO de Proprioo, Raphaël di Meglio, CEO de Matera et Emilie Vialle, CEO de Snapkey. Avec l’objectif de recruter, à court terme, cinq collaborateurs : à la tech, au marketing et au commercial.

Partenaire des agences immobilières

L’achat des biens immobiliers se fait par l’intermédiaire de véhicules financiers. « Nous nous appuyons sur des investisseurs institutionnels, explique le CEO de la stratup. Nous utilisons leurs fonds. Et pour nous rémunérer, nous prélevons une commission sur les loyers encaissés, soit 10 %. »

Exemple : sur un bien dont le montant du loyer est de 1 000 euros, 900 euros sont destinés aux investisseurs et 100 euros à Hestia. « Nous agissons ainsi en guise d’opérateur, nous gérons les phases dites opérationnelles », reprend Adrien Péligry. A charge ainsi pour Hestia de trouver les locataires, fixer le prix du loyer, identifier les logements, procéder à l’acquisition et réaliser la gestion locative.

Pour trouver les biens, « nous comptons nous appuyer avec les agences immobilières locales qui, nul doute, seront très intéressées de travailler avec nous », ajoute le CEO. Et pour cause : Hestia est capable d’acheter sans clause suspensive.

Basée à Paris, la startup est sur le point de réaliser ses premières acquisition de logements à Marseille. « Les investisseurs avec qui l’on discute actuellement sont très intéressés par la région », indique son CEO. La suite ? « L’ambition est de nous implanter dans le top 10 des villes français dès 2023. Avec cet objectif : réaliser une cinquantaine d’acquisition avant la fin du premier semestre 2023. »

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