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IAD : un chiffre d’affaires de 400 millions d’euros pour la nouvelle licorne française

Par Christian Capitaine | le | Réseau de mandataires

Le réseau de mandataires, nouvelle licorne de la Tech française (sa valorisation approcherait les 1,2 milliard d’euros), a clôturé, le 30 juin 2021, son dernier exercice sur un chiffre d’affaires en progression de 43 %. Clément Delpirou, son CEO, explique à ImmoMatin comment son réseau est devenu, en treize ans, le numéro un du marché de la transaction immobilière en France.

Clément Delpirou, CEO de IAD - © D.R.
Clément Delpirou, CEO de IAD - © D.R.

La licorne s’envole. Valorisé, selon Les Echos, 1,2 milliard d’euros après sa levée de fonds de février 2021 (un tour de table de 300 millions d’euros) qui lui a permis d’intégrer ce cercle restreint des pépites de la Tech (dix-huit licornes françaises seraient désormais recensées), le réseau IAD a dévoilé, ce jour, deux données statistiques à rendre envieux nombre d’acteurs de la filière française de la transaction immobilière.

En premier lieu, son chiffre d’affaires annuel : clôturé le 30 juin 2021, il a progressé, sur un an, de 43 % pour atteindre 400 millions d’euros. « Avec plus de 50 000 ventes recensées sur l’exercice, nous détenons désormais une part de marché nationale « transactions » tout juste inférieure à 5 % (contre 3,6 % il y a un an), faisant d’IAD le numéro un du secteur en France », affirme à ImmoMatin son CEO, Clément Delpirou.

Chez IAD, tout le monde a sa chance

Même croissance exponentielle du côté de ses conseillers immobiliers. Au cours des douze derniers mois, le réseau en a accueillis, en France, 3 000 supplémentaires, portant ses effectifs nationaux de mandataires à 13 500. Sur le plan du recrutement, IAD ne ferme la porte à aucun profil. « Tout le monde peut saisir sa chance, poursuit Clément Delpirou. Mais tout le monde ne réussit pas. » La preuve par les chiffres : une personne sur deux qui aura suivi la formation d’intégration au réseau (entre 12 et 18 mois) ne participera pas à l’aventure.

« Quant à notre taux de départ une fois l’activité lancée, il reste faible, soit à peine quelques pourcents de conseillers au bout de trois à quatre années d’activité  », complète-t-il. Chiffre d’affaires moyen d’un mandataire IAD après ces premières années d’activité : entre 35 000 et 40 000 euros.

Une marché de l’immobilier « robuste »

Outre l’aspect conjoncturel (« nous sommes sur un marché de l’immobilier robuste », relève le CEO du réseau), deux facteurs ont permis à IAD de réaliser cette croissance de son activité. « La période du Covid fut, pour nous, plutôt favorable, et notamment durant les confinements : nos mandataires, habitués à travailler chez eux, ont traversé cette période sans trop d’encombre, contrairement, peut-être, aux négociateurs immobiliers habitués à travailler en agence », affirme Clément Delpirou.

Avant d’ajouter : « Nos mandataires, qui sont aussi des entrepreneurs, ont fait preuve d’une grande résilience face à la crise. Et tous ont pu compter durant ces mois sur une forte mobilisation générale de tout le réseau. IAD est une grande famille, où l’entraide n’est pas un vain mot. »

33 % de notoriété assistée

Le dernier livre blanc de La Maison des Mandataires l’a aussi confirmé - et il s’agit là d’un autre élément de croissance structurelle d’IAD : les groupements de mandataires sont inscrits, depuis plusieurs années, sur une pente ascendante : en dix ans, ils ont vu leur part de marché sur le secteur de la transaction passer de 5 % à 20 %.

« Mais IAD est, en valeur absolue, le réseau qui a le plus grandi en France sur cette période, relève son CEO, et notamment en terme d’effectifs. Cela est dû au sens de la communauté que nous cultivons, bâti sur le parrainage ; et à notre capacité à avoir pu recruter de nouveaux conseillers grâce aux outils digitaux (soit 40 % des arrivants), via notamment l’achat de mots-clés sur le web pour asseoir notre notoriété. »

On notera ici que le réseau annonce désormais, seulement six ans après le lancement de ses campagnes de communication, avoir atteint un taux de notoriété assisté de 33 %.

10 % de part de marché d’ici quatre à cinq ans

Sur le plan des objectifs, et fort de sa dernière levée de fonds, le réseau va poursuivre ses efforts sur le plan de la communication, et notamment en investissant dans la publicité sur le petit écran et sur le digital, y compris à l’international.

Après avoir ouvert des filiales au Portugal (un pays qui compte plus de 800 conseillers IAD, pour un CA de 10 millions d’euros), en Italie, en Espagne, en Allemagne et au Mexique, IAD a désormais dans sa mire les Etats-Unis, « un marché 13 à 14 fois plus gros que le marché français », note Clément Delpirou.

Qui ajoute : « D’ici quatre à cinq ans, nous ambitionnons de détenir, en France, 10 % du marché de la transaction », soit, pour rappel, un doublement de sa part de marché actuelle.

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