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Immobilier ancien : 1,13 million de transactions sur 12 mois

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1,13 million de transactions dans le logement ancien en cumul sur les 12 derniers mois ont été enregistrées au 31 mai 2021, indiquent les Notaires de France dans leur dernière note conjoncturelle. Et si le nombre de transactions augmente, c’est au profit d’une nouvelle typologie de biens et vers des zones géographiques qui s’éloignent des grandes villes, observent-ils.

Vers quelles zones les acheteurs d’un bien immobilier se portent-ils majoritairement ? - © D.R.
Vers quelles zones les acheteurs d’un bien immobilier se portent-ils majoritairement ? - © D.R.

Outre cette hausse des transactions, l’étude relève une progression de 1,4 % des prix des logements anciens en France métropolitaine au 1e trimestre 2021 (par rapport au 4e trimestre 2020, en données provisoires CVS). La hausse des prix décélère (+5,9 % après +6,4 % sur 1 an) due à un ralentissement sur le marché des appartements (+5 %) sur 1 an (+6,3 % au 4e trimestre 2020).

Avec les maisons, la hausse est similaire (+6,6 % sur 1 an, +6,5 % au 4e trimestre 2020), peut-on également lire dans le document publié par le Conseil supérieur du notariat, le 13 juillet 2021.

Quant aux projections sur l’analyse des avant-contrats (promesses de ventes), elles indiquent une hausse des prix pour les appartements (+5,5 %) et les maisons (+8,9 %) au 31 août 2021.

Un niveau record depuis 2000

« Le volume de ventes de logements anciens en cumul sur les 12 derniers mois, avec 1,13 million de transactions fin mai 2021, atteint un niveau record depuis 2000. La tendance du trimestre précédent se confirme. Si le nombre de transactions augmente, c’est au profit d’une nouvelle typologie de biens et vers des zones géographiques qui s’éloignent des grandes villes. (…) On observe des relocalisations vers des petites villes et villes moyennes », indiquent les Notaires de France. 

Le cas de la métropole lyonnaise

Le constat a d’abord été ressenti spécifiquement pour les maisons anciennes autour de la Ville de Paris. « Fait nouveau, les chiffres des bases immobilières notariales révèlent une tendance similaire en maisons anciennes dans d’autres métropoles : ainsi, autour de la métropole lyonnaise, et dès le 2e semestre 2020, les Lyonnais ont davantage orienté leurs départs vers des villes de -3 500 habitants dans les départements limitrophes (Isère, Ain, Loire) dans des zones plus vertes, aussi sans doute financièrement plus accessibles. (…) Cette même analyse des bases immobilières notariales, autour de Toulouse, traduit une progression semblable pour Toulouse intra-muros ainsi que pour la métropole toulousaine, vers des villes de -3 500 habitants, même si les Haut-Garonnais quittent peu leur département », souligne l'étude.

« En résonance, l’amorce de départ des grandes métropoles y engendre un atterrissage de la hausse des prix : à Paris intramuros on constate un effet plateau, conséquence d’une chute accentuée des volumes (-14 % sur 1 an au 1e trimestre 2021) (…) Néanmoins, à ce stade, il est prématuré d’affirmer que cette tendance est annonciatrice d’une redistribution pérenne du marché immobilier », indiquent les Notaires de France. 

La pierre qualité de vie pousse les Français à déménager

« La pierre qualité de vie pousse les Français à déménager. Ils ont été en prison pendant 3 mois en 2020 et ont envie de quitter leur cellule. De nombreux déménagements vont bousculer le marché et pousser les prix à la hausse. En revanche, il est faux de dire que le marché de l’immobilier à Paris s’écroule », déclare Thierry Delessale, notaire à Paris le 27 mai 2021, dans le cadre du bilan des Notaires du Grand Paris sur le marché immobilier résidentiel ancien en Île-de-France au 1e trimestre 2021.

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