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MeilleursAgents.com dévoile son indicateur de tension immobilière

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Pour comprendre et anticiper l’évolution des prix immobiliers, MeilleursAgents.com vient de créer un indicateur de tension immobilière, qui vise à mesurer le rapport de force entre l’offre et la demande. Sans être une véritable boule de cristal, cet indice constitue une nouvelle clé de lecture pour les professionnels de l’immobilier

MeilleursAgents.com dévoile son indicateur de tension immobilière - © D.R.
MeilleursAgents.com dévoile son indicateur de tension immobilière - © D.R.

Rares sont aujourd’hui les réseaux immobiliers à ne pas avoir créé d’outils permettant de sonder le marché. Pas étonnant, donc, que MeilleursAgents.com se positionne à son tour sur ce segment. En quoi son indicateur de tension immobilière (ITI), dévoilé début janvier, se distingue-t-il des autres ? « Jusqu’à présent, le rapport de force entre le nombre d’acheteurs et le nombre de vendeurs n’était mesuré et expliqué qu’a posteriori. L’outil que nous avons développé est capable de mesurer scientifiquement ce rapport de force en temps réel et par zone géographique. Il permet non seulement de comprendre la tendance de fond du marché immobilier résidentiel dans l’ancien mais aussi d’anticiper son évolution pour les six mois à venir », explique Sébastien de Lafond, président co-fondateur de MeilleursAgents.com.

L’évolution des taux d’emprunt considérée

Basé sur les 150 000 estimations déposées chaque mois par les internautes, « l’ITI offre une visibilité sur 70 % des intentions d’achat et de vente sur Paris, 25 % sur les 20 plus grandes métropoles françaises et 20 % sur les départements », précise-t-il. En divisant le nombre total d’acheteurs actifs par le nombre total de vendeurs actifs sur les six derniers mois, cet indice révèle trois grandes tendances : la hausse des prix immobiliers (lorsque l’ITI est supérieur à 3 et qu’il y a donc plus de trois acquéreurs actifs pour un vendeur), la stabilité (ITI entre 2 et 3) et la baisse (ITI inférieur à 2). L’évolution des taux des prêts immobiliers, qui pèse sur la capacité d’emprunt des ménages, a également été intégrée aux calculs de ce nouvel indicateur. « Cette évolution vient compléter la tendance de fond donnée par l’ITI en l’accentuant ou en la modérant. La baisse des taux d’intérêts accentue la hausse des prix ou ralentit leur baisse tandis qu’une hausse des taux tempère la hausse des prix ou amplifie leur baisse », décrypte Sébastien de Lafond.

La baisse des prix se poursuit

En s’appuyant sur cet indicateur, le courtier en agences immobilières a analysé l’évolution future de l’offre et de la demande. Résultat : faute d’acquéreurs, les prix devraient continuer de baisser ces six prochains mois. « En 2010, on dénombrait trois acheteurs pour un bien à vendre. Aujourd’hui, il ne reste plus que 0,8 acheteur pour un vendeur dans les grandes villes et 0,5 acheteur pour un vendeur dans les zones rurales », constate-t-il. En trois ans, le marché a donc perdu 80 % de ses acheteurs, « en raison de la suppression du PTZ dans l’ancien, de la politique restrictive des banques en matière de crédits, du durcissement de la fiscalité, de la montée du chômage… » Si les taux se stabilisent au premier semestre, les prix devraient baisser de 5 à 7 % dans les villes comme Paris et Lyon comptant plus d’un acheteur pour un vendeur (ITI de 1,2). A l’échelle nationale (ITI de 0,5), la baisse devrait être supérieure à 7 % et les volumes de transactions réduits.

Aurélie Tachot

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