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95 % des Français ne croient pas à une baisse des taux, seulement 6,8 % reportent leur projet (Cafpi)

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95 % des Français ne croient pas à une baisse des taux en 2026 et 50,6 % d’entre eux anticipent même une hausse, mais seulement 6,8 % reportent leur projet immobilier, selon un sondage réalisé par le courtier en crédits Cafpi, le 18 juin 2026.

Cafpi prévoit une hausse des taux qui devrait se poursuivre et qui pourrait atteindre 3,7 % fin 2026 - © Marcus Hofmann
Cafpi prévoit une hausse des taux qui devrait se poursuivre et qui pourrait atteindre 3,7 % fin 2026 - © Marcus Hofmann

« Les Français ont intégré que l’environnement de taux bas appartient au passé. Plutôt que d’attendre un hypothétique retournement du marché, ils adaptent leurs projets et leurs critères d’achat », indique Julien Langlade, président de Cafpi.

Le baromètre Cafpi sur les Français face à l’immobilier au S1 2026 a été réalisé entre le 28 mai et le 5 juin 2026 auprès de 1 111 clients financés par Cafpi.

Alors que la durée moyenne de crédit atteint un record de 20,75 ans, 79,5 % des répondants du sondage se disent prêts à s’engager sur une durée de 25 ans ou plus (dont 36,5 % à contrecœur). 39,5 % des répondants sont également enclins à rénover un bien ancien afin de devenir propriétaire, et le DPE représente un frein dans leur acquisition pour seulement 10 % d’entre eux.

« Notre intermédiation sur les DPE F et G est stable depuis trois ans et représente environ 13 % de nos dossiers. Ce n’est pas un facteur bloquant aujourd’hui », précise Laura Martino, directrice des partenariats bancaires de Cafpi.

Une production de crédits en repli de 6,8 % cette année

Selon les partenaires bancaires de la Cafpi, la production de crédit immobilier devrait atterrir en retrait de 6,8 % en 2026 par rapport à 2025 à 137 Md€, après avoir augmenté de 33 % entre 2024 et 2025. Le mois d’avril 2026 a été le premier mois de l’année où la production de nouveaux crédits a été moindre qu’en 2025, avec une diminution de 4,7 %.

Concernant les taux, la Cafpi prévoit une hausse limitée qui devrait se poursuivre et qui pourrait atteindre 3,7 % fin 2026.

« La hausse des taux directeurs de la BCE a été largement anticipée. Jusqu’au 11/06/2026, nous anticipions deux hausses des taux de la BCE d’ici la fin de l’année. Depuis l’annonce d’un accord entre les États-Unis et l’Iran, nous envisageons désormais un scénario central avec une seule hausse des taux directeurs en septembre », indique Laura Martino.

Trois leviers pour une relance du marché

Cafpi identifie trois éléments de réglementation qui pourraient renforcer la capacité d’emprunt des ménages :

Mise en place d’un PTZ familial :

  • Le PTZ touche actuellement 0,16 % des foyers français. Un élargissement aux couples dès le premier enfant, comme le propose la PPL visant à faciliter l’accès au logement des familles par la création d’un prêt à taux zéro déposée par Constance de Pélichy (LIOT) et adoptée en commission des finances de l’Assemblée nationale, permettrait de rendre 10 % des ménages éligibles au PTZ.

Élargissement du dispositif Jeanbrun :

  • « Depuis la fin du Pinel, nous n’avons pas de dispositif fiscal suffisamment attractif. Nous avons reçu quelques dossiers Jeanbrun depuis le début de l’année, mais cela reste assez limité », indique Julien Langlade. Cafpi plaide pour un élargissement du dispositif à l’ancien sans condition de travaux et aux maisons individuelles.

Assouplissement de la règle HCSF des 35 % :

  • Chez Cafpi, 6 % des dossiers non finalisés depuis 2024 concernent des ménages dont le taux d'’endettement dépasse les 35 %. « Une prise en compte du reste à vivre dans le calcul de l’endettement permettrait de concrétiser une partie de ces projets sans remettre en cause la stabilité du système financier ».