Franchise

Espaces Atypiques : un réseau d’agences à l’ascension éclair

Par Christian Capitaine | le | Réseaux-franchise

En à peine dix ans, Julien Haussy a réussi à constituer un réseau d’une cinquantaine d’agences immobilières, développées en propre et en franchise, sur tout le territoire. Son nom : Espaces Atypiques. L’une des clés de sa réussite : commercialiser des biens « atypiques », haut de gamme, qu’incarnent bien les lofts avec terrasses, les duplex avec patio ou les maisons d’artistes et d’architectes.

Agence de Paris, Rive droite - © D.R.
Agence de Paris, Rive droite - © D.R.

Septembre 2008 : Lehman Brothers se déclare en faillite. La crise financière mondiale éclate. Dans son sillage, nombre de cadres du secteur bancaire veulent tourner la page. Parmi eux, Julien Haussy, dix années de pratique dans la stratégie financière. Féru d’architecture, de décoration et de musique (il est un violoniste aguerri), il décide, avec les encouragements de son entourage et un investissement de départ de 50 000 euros, de lancer la même année une agence immobilière.

Son nom : Espaces Atypiques. Les types de biens qu’il convoite : « Ceux qui sortent de l’ordinaire, dit-il, qui réinventent l’art de vivre et racontent leur propriétaire ». Et de citer en exemples « un toit-terrasse à Paris, un loft dans une ancienne imprimerie, ou une maison d’architecte à Montreuil. » Soit des biens essentiellement positionnés sur le haut de gamme, voire le luxe.

Julien Haussy, fondateur et dirgeant d’Espaces Atypiques
Julien Haussy, fondateur et dirgeant d’Espaces Atypiques - © 2020 / Cedric Doux Photographe

« Notre prix de vente moyen atteint aujourd’hui 550 000 euros », confie-t-il. Avant d’ajouter : « Nous sélectionnons nos biens à la vente. Et leur originalité fait la différence. On estime qu’ils pèsent aujourd’hui entre 10 et 15 % du marché de la transaction. »

2014 : année du lancement de la franchise

 « Les deux premières années, je n’ai travaillé qu’à travers mon site internet, poursuit Julien Haussy. Et je dois dire que rentrer des mandats était assez facile. J’ai pu me positionner sur le marché parisien du bien atypique sans trop de difficulté. » Le succès est immédiat. Si bien qu’il ouvre, en 2010, une première agence physique dans le quartier du Marais, à Paris. Une deuxième agence à Marseille en 2012, et une troisième à Lyon en 2013, verront le jour. Avant le lancement du réseau en franchise, en 2014, à Bordeaux.

Un CA « commission » 2020 de 30 millions d’euros

Les années passèrent et le réseau Espaces Atypiques n’eut de cesse de s’étendre, au point de compter, à ce jour, 300 collaborateurs, dont 250 agents commerciaux. « Nous recensons désormais 47 agences sur le territoire, soit 16 succursales et 31 franchises », énumère son fondateur et dirigeant. Chiffre d’affaires « commission » du réseau en 2019 : 22 millions d’euros. « Nous atteindrons les 30 millions d’euros  fin 2020 », poursuit-il.

Avant d’annoncer ses objectifs : compter, à terme, une agence par département. « Notre concept peut être déployé partout, à condition d’investir les centres-villes », affirme-t-il. Ses prochains objectifs d’implantation - soit en propre, soit en affiliation : le Nord-Pas-de-Calais, la région de Reims, les Pyrénées-Orientales, l’Aude ou encore la Dordogne.

Succès de la petite couronne parisienne

La crise du confinement passée, les affaires, au sein du réseau, sont reparties très fort, alimentées, notamment, par de nouveaux projets d’acquisition. Surfant sur la vague du télétravail, « les acquéreurs veulent plus grand et s’éloigner des centres-villes, observe Julien Haussy. D’où le succès de la petite couronne parisienne et d’un département comme les Yvelines où nous multiplierons, cette année, par 2,5 notre chiffre d’affaires, pour atteindre 2 millions d’euros. »

Côté projets, les équipes d’Espaces Atypiques ne sont pas en reste. D’abord, mieux accompagner ses clients. Pour ce faire, le réseau met les dernières touches à son concept de chasse immobilière. Ensuite, en fin d’année, il s’agira d’inaugurer son service de conciergerie. Puis, en 2021, la location saisonnière.

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