Crédits à l’habitat : forte hausse de la production en 2025
Le marché du crédit immobilier s’est affiché en forte hausse en 2025, porté par des taux stabilisés autour de 3,1 %. Les courtiers restent prudents quant aux perspectives pour 2026 en l’absence de signaux forts en matière de politique du logement.
En cumul sur les 12 mois de 2025, la production de crédits est en hausse de 35 % par rapport à 2024, a fait savoir la Banque de France, le 12 janvier 2026, dans son étude mensuelle sur les crédits aux particuliers.
Sur le seul mois de novembre, la production totale de crédits à l’habitat (hors renégociations) s’établit à 12,3 milliards d’euros, contre 13,2 milliards d’euros en octobre 2025, reprend la Banque de France.
Pour le mois de novembre 2025, les principaux constats en matière de crédits à l’habitat sont les suivants :
• Le taux d’intérêt moyen (hors frais et assurances) des nouveaux crédits à l’habitat (hors renégociations) est stable, à 3,10 % (après 3,09 % en octobre et en septembre) contre 3,33 % en zone Euro, 2,63 % en Espagne, 3,72 % en Allemagne et 3,28 % en Italie.
• Le taux de croissance annuel des encours de crédits à l’habitat est en légère progression de 0,7 % en France. Ce taux se situe à un niveau inférieur à celui de la zone Euro (+ 2,8 %), de l’Allemagne (+ 2,4 %), de l’Italie (+ 3,3 %) et de l’Espagne (+ 3,6 %). Sur un an (novembre 2024 - octobre 2025) l’encours de crédits à l’habitat atteint 155 Md€ en France.
En décembre 2025, Cafpi, courtier en crédits immobiliers, affiche des taux de crédits moyens à 3,11 % sur 15 ans, 3,25 % sur 20 ans et 3,35 % sur 25 ans.
« Une remontée très limitée des taux de crédit dans les premiers mois de 2026 » (Julie Bachet, Vousfinancer)
« Pour 2026, notre scénario est une remontée très limitée des taux de crédit dans les premiers mois, table Julie Bachet, directrice générale du courtier Vousfinancer. Pour ceux qui ont un projet immobilier, il n’y a pas de baisses de taux à attendre, et même au contraire : repousser son projet c’est s’exposer à une hausse des taux plus importante. »
Et d’ajouter : « Mais si légère remontée des taux il y a, tant que les taux resteront bien inférieurs à 4 %, la dynamique du marché immobilier, qui s’est enclenchée en 2025, devrait se poursuivre. Une véritable reprise ne sera pas possible sans que le gouvernement ne mette en place une réelle politique du logement tout en donnant de la visibilité, notamment aux investisseurs, maillon indispensable de la chaîne immobilière. »