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Compromis de vente : Orpi affiche -0,23 % au premier semestre 2026


Dans un contexte de marché immobilier en repli, Orpi a affiché une activité quasi stable au premier semestre 2026. Pour le réseau coopératif, cette résistance s’explique autant par ses choix stratégiques que par une réalité de marché : les territoires où les prix se sont ajustés ont retrouvé des acquéreurs.

La coopérative Orpi compte 1 250 points de vente en France et 8 200 collaborateurs.  - © D.R.
La coopérative Orpi compte 1 250 points de vente en France et 8 200 collaborateurs. - © D.R.

Alors que la situation s’est nettement dégradée, au printemps 2026, sur le front des transactions immobilières (17 000 ventes perdues entre février et avril versus la même période de 2025, selon la Fnaim), Orpi a affiché une stabilité de son activité.

À l’issue du premier semestre 2026, la première coopérative immobilière de France (1 250 points de vente et 8 200 collaborateurs), a enregistré un volume de compromis de vente en repli de 0,23 % par rapport à la même période de 2025 (soit plus de 21 000 transactions cumulées sur six mois).

« Notre activité, ces six derniers mois, a été plus soutenue que celle de la plupart de nos concurrents, mais la situation reste cependant fragile, a commenté pour Immomatin Guillaume Martinaud, président du réseau. Rien n’est acquis et il n’est pas question de fanfaronner. »

« La guerre en Iran n’a pas tout arrêté »

Au rang des leviers qui ont permis à Orpi de résister à la chute d’activité qu’a connue la filière immobilière ces derniers mois, Guillaume Martinaud a cité « la modernisation de nos outils », « les efforts réalisés sur le terrain de la formation » et le mandat Orpi max (mandat exclusif sans durée d’engagement), mis en place fin 2025, « qui nous a aussi bien aidés », a-t-il affirmé.

Le président d’Orpi a retenu également comme autres facteurs de résistance à la crise - hexogènes cette fois - le fait que les banques aient « continué à jouer le jeu en ne fermant pas les robinets du crédit », tout en saluant la résilience de acquéreurs malgré le contexte géopolitique :

« Finalement et heureusement, la guerre en Iran n’a pas tout arrêté, les transactions ont continué sur un bon rythme, similaire à celui de la reprise observée l’an passé », a ajouté Guillaume Martinaud.

Des écarts marqués entre les grandes métropoles

Derrière cette stabilité de l’activité de la coopérative sur la plan national se cachent, toutefois, des évolutions contrastées en fonction des territoires. Paris a continué de reculer avec une baisse de 6 % des compromis au premier semestre. Lyon a suivi la même tendance (-5 %), tandis que Bordeaux a limité la casse, avec une baisse d’activité de 1 %.

À l’opposé, Montpellier et Nantes ont affiché une progression de 10 % de leurs volumes de compromis. « Des corrections sur les prix y ont été réalisées depuis plusieurs mois, ce qui a permis de redynamiser ces deux marchés », a commenté le président d’Orpi.

Plus globalement, un enseignement majeur doit être retenu, selon la coopérative : les marchés où les prix se sont adaptés aux nouvelles capacités d’emprunt des ménages ont retrouvé progressivement des couleurs. « Là où les prix se sont ajustés à la réalité du marché pour contrebalancer des conditions de crédit plus exigeantes, les acquéreurs sont revenus et les transactions ont repris  », résume-t-on au sein du réseau.

Plusieurs villes illustrent cette dynamique : à Orléans, les compromis ont progressé de 14 %, tandis que les prix ont reculé de 6 %. Même constat à Grenoble, où les volumes ont augmenté de 7 % alors que les prix ont baissé de 7 % sur ce premier semestre.

Pour Orpi, ces marchés démontrent que des prix « justement estimés » recréent les conditions d’une reprise des transactions, en particulier auprès des ménages à la recherche d’un meilleur équilibre entre budget, espace et qualité de vie.

Des prix en baisse de 0,8 %

Au niveau des prix sur le plan national, le mouvement de correction semble toucher à sa fin. Orpi évalue le prix moyen national à 3 100 euros/m², soit une baisse limitée de 0,8 % sur un an après plusieurs exercices de repli marqué.

Au-delà des prix, Orpi estime que les critères de choix des acquéreurs évoluent. Selon une étude OpinionWay réalisée, cette année, pour le réseau, 77 % des Français ont indiqué que les risques climatiques influenceraient désormais leur décision d’achat. Le confort énergétique des logements devient ainsi un facteur susceptible de peser davantage dans la valorisation des biens.

Pour Guillaume Martinaud, cette évolution renforce le rôle de l’agent immobilier : « Plus que jamais, l’approche territoriale du marché immobilier sera structurante pour les acquéreurs comme les vendeurs (…) Le rôle de l’agent immobilier ne se limite plus à la simple transaction mais à l’écoute et la compréhension fine de son territoire et de ses enjeux », a-t-il affirmé