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« Notre chambre doit être forte, et cela passe par le collectif » (Lydie Rodriguez-Nakache)


Nouvellement élue à la présidence de la chambre Fnaim Garonne-Gascogne, Lydie Rodriguez-Nakache détaille sa feuille de route. Renforcement du collectif, création d’une centrale d’achats pour les adhérents, opposition à l’encadrement des loyers et regard sur la reprise du marché toulousain : elle expose les priorités de son mandat.

Lydie Rodriguez-Nakache, présidente de la chambre Fnaim Garonne-Gascogne - © D.R.
Lydie Rodriguez-Nakache, présidente de la chambre Fnaim Garonne-Gascogne - © D.R.

La chambre Fnaim Garonne-Gascogne, dont vous êtes la présidente, et la Fnaim Région Midi-Pyrénées ont organisé, le jeudi 25 juin à Toulouse, le Fnaim Day. Quel était l’objet de cet événement ?

Dans le cadre du Fnaim Day, qui s’est tenu à L’Orangerie des Demoiselles, nous avons voulu réunir, en une seule journée, l’assemblée générale de la chambre lors de laquelle nous faisons traditionnellement voter notre rapport moral et notre rapport financier, ainsi que le Congrès régional Midi-Pyrénées.

Cet événement a eu aussi pour vocation de fédérer, autour de nos adhérents, qu’ils soient professionnels de la transaction, de la gestion ou du syndic, les partenaires fournisseurs de la chambre, venus très nombreux (environ une trentaine de marques, NDLR), et réunis au sein d’un village partenaires.

Plusieurs événements ont également animé le Fnaim Day : une table-ronde, sur le thème des nouveaux rapports de force dans l’immobilier ; puis des ateliers, sur des thématiques telles que le juridique, la rénovation énergétique, la fiscalité ou encore l’IA ; sans oublier la remise des Trophées des Clés d’Or Fnaim qui ont récompensé les adhérents de la chambre (lire encadré).

Vous avez été élue, en février 2026, présidente de la chambre Fnaim Garonne-Gascogne. Quels éléments de votre feuille de route peut-on retenir ?

J’ai succédé a Sébastien Bénet, qui a été un président très engagé. Notre chambre doit être forte. Je veux y renforcer le collectif.

Certaines chambres limitrophes de la nôtre sont en difficulté, car elles manquent de moyens. Je pense à celle de l’Aveyron, qui compte 23 adhérents. Nous avons voulu qu’elle soit désormais à nos côtés. Il faut, autant que faire se peut, éviter l’isolement. C’est collectivement que l’on sera entendus, notamment auprès des pouvoirs publics.

Cet esprit collectif doit aussi transpirer au sein même de la chambre, auprès des adhérents. Certains agents immobiliers sont isolés. Je parlerai à tout le monde. Chaque adhérent de la chambre Garonne-Gascogne à une valeur ajoutée, quel que soit sa taille. Tout le monde y a sa place.

Quelle est votre position sur l’encadrement des loyers ?

Je m’y opposerai. C’est un autre élément clé de ma feuille de route. Je vois les dégâts que ce dispositif a engendré à Montpellier, où il est en vigueur depuis 2022.

Pour que le marché immobilier se régule, il faut de l’offre. Or, l’encadrement des loyers réduit l’offre de logement. Puis il décourage, voire fait fuir les investisseurs. Enfin, il porte un rude coup à l’entretien et à la rénovation énergétique des logements.

Vous avez annoncé, lors de l’assemblée générale, vouloir créer une centrale d’achats pour les adhérents de la chambre. Pour quels objectifs ?

J’ai réalisé, l’an passé, une étude de marché auprès des 250 adhérents de la chambre Garonne-Gascogne qui a mis en lumière de fortes disparités sur les montants payés par chacun concernant la diffusion des annonces immobilières. En créant cette centrale d’achats, nous allons pouvoir mieux négocier, pour eux, les tarifs des annonces auprès des portails.

Cet outil, dont le lancement a été initié, il y a quelques mois, par la chambre d’Aix-Marseille, aura également pour vocation de proposer des tarifs négociés pour les équipements des clients de nos adhérents, par exemple sur la chaufferie collective.

Quelle photographie peut-on faire de la dynamique du marché immobilier dans l’agglomération toulousaine ?

Nous avons cette chance d’être la 3e ville du pays en termes de population, mais la 9e en termes de prix au mètre carré. Toulouse est une ville où l’offre n’est pas en situation de pénurie. Mais si l’on veut conserver cet atout, nous devons produire plus de logements.

Dans l’ancien, le niveau des transactions a amorcé une reprise en 2025, qui s’est confirmée sur ce premier semestre 2026. La cassure de 2023 et 2024 est derrière nous. Surveillons toutefois la légère remontée des taux de crédits immobiliers que nous connaissons actuellement, même s’ils se renégocient.

Les lauréats des Clés d’Or Fniam

Performance commerciale : Agence IMMO-B, avec ADI, partenaire ayant offert le trophée.

Rénovation énergétique : Agence CITYA Victor Hugo, avec ACCEO, partenaire ayant offert le trophée.

Amélioration du patrimoine : Agence OBM Immobilier, avec SUD SATELLITES comme partenaire.

Formation : Groupe Mercure, avec BIEN’ICI comme partenaire.

Innovation : Agence l’Imovation, avec Vitrinemedia comme partenaire.

Ambassadeur FNAIM : Proactive Immo, avec la Chambre Garonne-Gascogne comme partenaire.