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Century 21 France annonce un retournement du marché immobilier en 2022

Par Christian Capitaine | Le | Réseau de franchisés

Après un premier semestre 2022 « florissant », le marché immobilier s’est retourné à l'été dernier pour accuser, sur l’année, une baisse de -4,1 %, selon les données publiées, ce mardi 3 janvier 2023, par le réseau Century 21 France (950 agences immobilières). Du côté des prix, même si, sur douze mois, ils sont restés orientés à la hausse, ils ont entamé leur érosion et pourraient chuter, en 2023, de -5 % à -7 %.

Century 21 France annonce un retournement du marché immobilier en 2022
Century 21 France annonce un retournement du marché immobilier en 2022

Après la « lente décrue » constatée, le 15 décembre dernier, par les notaires, place au « retournement du marché », selon les mots de Charles Marinakis, président de Century 21 France, pour rendre compte, ce mardi 3 janvier 2023, de l’activité immobilière en France dans l’ancien au cours de l’année 2022.

Deux formules qui traduisent un même constat : l’an passé, le volume des transactions dans l’immobilier existant a vu rouge, soit, selon les données publiées, ce jour, par le réseau Century 21 et ses 950 agences immobilières implantées dans l’Hexagone (pour 7 830 collaborateurs), une baisse de -4,1 % par rapport à 2021 (les notaires, eux, font état d’une contraction de -5 % sur la période courant de septembre 2021 à septembre 2022).

Charles Marinakis, président de Century 21 France - © Century 21
Charles Marinakis, président de Century 21 France - © Century 21

Il est surtout à noter « un phénomène, a précisé Charles Marinakis : le retournement du marché s’est opéré à partir de l’été, après une premier semestre 2022 florissant », en matière de volumétrie transactionnelle.

 Un marché des maisons en baisse de -8,2 %

Après 2021 - qui était « l’année de tous les records », rappelle-t-on chez Century 21 - l’année écoulée a surtout été plombée par la baisse des ventes de maisons, soit -8,2 %, alors que les volumes de ventes concernant les appartements sont restés stables, à -0,2 %.

En Ile-de-France, la contraction a été plus forte encore avec une baisse des transactions, sur l’année, de -6 %, pénalisée davantage encore par le marché des maisons, à -10,9 % « conséquence d’une hausse des prix dans la région de 5,5 %  », a constaté le président de Century 21 France.

A Paris, en revanche, le phénomène inverse a été observé : sur un marché où les prix se sont contractés de -2,4 % sur l’année (avec des prix au mètre carré qui sont passés sous la barres des 10 000 en septembre et  en novembre), les ventes ont enregistré une progression de 5,9 %.

Toujours du côté des prix, et en embrassant cette fois l’ensemble du territoire français, « ils ont continué leur ascension débutée en 2015 », a constaté le président de Century 21 France : alors que le prix moyen au mètre carré des maisons a progressé, l’an passé, de 7,1 %, celui des appartements a augmenté de 4 % pour s’établir respectivement à 2 619 euros et 4 288 euros.

Quels facteurs de repli de la dynamique immobilière ?

Pour expliquer ce retournement du marché, sur le plan national, au profit de l’acquéreur, Charles Marinakis a pointé « quatre facteurs objectifs » :

  • la hausse des taux de crédits (selon l’Observatoire crédit logement CSA, cité par Le Monde, ils ont plus que doublé en un an, passant de 1,06 % en novembre 2021 à 2,25 % en novembre 2022) ;
  • le télescopage avec le taux d’usure, « qui s’est ajusté avec retard et a rendu automatiquement inéligibles certains dossiers de crédit », constate Charles Marinakis (conséquence : chez Century 21 France, le nombre de compromis annulés au motif de refus de prêt est passé de 3,2 % en moyenne au premier semestre 2022 à 6 % au second semestre) ;
  • la crise énergétique «  et sa communication anxiogène qui l’a accompagnée » ;
  • et enfin, le vote de la loi climat et résilience avec, dans son sillage, les contraintes de mise conformité énergétique des logements qu’elle impose.

Aussi, à ces « quatre facteurs objectifs », quatre autres « facteurs subjectifs  » peuvent être retenus, selon Charles Marinakis, pour expliquer le pivotement du marché immobilier à l'été 2022 : le climat international et la guerre en Ukraine ; la dégradation du pouvoir d’achat ; les nouvelles dispositions à venir en matière de systèmes de retraite ; et la loi de finance de 2023.

Des prix en baisse de -5 % à -7 % en 2023

En ce qui concerne les perspectives pour 2023, Charles Marinakis a tablé sur un marché qui ne baissera pas de façon significative, car toujours caractérisé par une demande de logement qui reste supérieure à l’offre.

Et d’annoncer une baisse des volumes de transactions qui serait comprise entre -3 % et -5 %. Quant aux prix de l’immobilier, ils devraient, eux aussi, chuter cette année, de l’ordre de -5 % à -7 %. Et le réseau Century 21 France de livrer cette prophétie, toujours du côté des prix : « Paris retrouvera sans doute des couleurs fin 2023. »

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