Franchise

« Nos méthodes de travail sont basées sur la relation humaine » (D. Giuly, Immo City)

Par Christian Capitaine | le | Agence immobilière indépendante

Pour nourrir ses ambitions de croissance, avec l’objectif notamment de doubler son parc de cabinets d’ici 2025-2026, le réseau d’administrateurs de biens Immo City a ouvert son capital au fonds Andera Partners. Son président, David Giuly, nous présente son plan d’action. Et nous livre son avis sur les méthodes de travail des nouveaux acteurs en ligne de l’administration de biens.

David Giuly, président du réseau Immo City - © D.R.
David Giuly, président du réseau Immo City - © D.R.

Comment a grandi Immo City depuis sa création en 1999 ?

Lors notre lancement, avec Robin Soulier, le directeur associé, notre première implantation à Paris était spécialisée sur le marché de la transaction immobilière. Puis rapidement, nous avons développé la partie gérance.

En 2010, une nouvelle étape a été franchie avec le lancement de notre stratégie de croissance externe en région parisienne. Avec cet objectif : nous porter acquéreur de cabinets à forte notoriété locale, travaillant avec la même éthique de proximité que nous, et qui n’aspirent pas à rejoindre un groupement de dimension nationale.

Aujourd’hui, nous comptons huit agences (1), pour 110 collaborateurs, spécialisés sur trois métiers  : le syndic de copropriétés, avec 24 000 lots en gérance ; la gestion locative, soit 5 000 lots gérés ; et la transaction, avec la réalisation d’environ 800 opérations par an, qui reprennent la vente et la location. 

Vous venez d’ouvrir votre capital au fond Andera Partners. Qu’est-ce qui a motivé ce choix ? 

En 2017, lorsque Patrick Frigaux, notre actuel directeur général, nous a rejoints, il s’est attaché à mettre en œuvre un plan stratégique qui reposait sur cinq piliers : la digitalisation de nos process, le développement de notre marque régionale, la qualité, la croissance externe et l’intégration de la démarche NF Habitat Exploitation.

Ce plan ayant été réalisé avec succès, un nouveau fut alors mis à l’ordre du jour. Celui-ci, mis en place fin 2020, court sur cinq ans, avec l’ambition de devenir, à horizon 2025-2026, le premier administrateur de biens du Grand Paris.

Pour ce faire, il nous a fallu nous tourner vers un partenaire financier, que nous avons trouvé avec le fonds Andera Partners, sélectionné parmi 18 investisseurs qui avaient répondu favorablement à notre projet.

Cabinet Coulon Immo City, Choisy-le-Roi (94) - © D.R.
Cabinet Coulon Immo City, Choisy-le-Roi (94) - © D.R.

Fort de ce nouvel investisseur, quels sont vos objectifs ? 

Un point important avant de répondre : cette opération n’entraine aucun changement de gouvernance : je demeure président d’Immo City et reste entouré de Robin Soulier et Patrick Frigaux, respectivement directeur associé et directeur général. Nous restons également majoritaire au capital de l’entreprise.

Quelques changements ont été par ailleurs apportés sur le plan organisationnel, dont la mise en place d’un comité stratégique mensuel qui remplace les réunions que nous organisions auparavant de façon plus informelle.

S’agissant de nos nouveaux objectifs, il sont les suivants : développer, d’ici cinq ans, entre 10 et 30 cabinets spécialisés dans l’administration de biens en région francilienne en continuant à mettre en avant notre marque régionale, puis développer de nouvelles offres pour nos clients.

Aussi, il nous faudra poursuivre notre travail d’homogénéisation de nos outils informatiques sur l’ensemble de notre réseau, 70 % du travail ayant été accompli à ce jour.  

Quel regard portez-vous sur l’émergence des nouveaux acteurs en ligne de l’administration de biens ? 

Par rapport à ces nouveaux entrants, dont certains - il faut le rappeler - ne disposent pas de la carte professionnelle, notre approche est fort différente.

Nous positionnant comme un intervenant « phygital », c’est-à-dire qui adopte à la fois des méthodes de travail physiques et digitales, nous continuons, à la différence de ces acteurs digitaux, à maintenir de la proximité avec nos clients.

Détachent-ils, comme nous, sur le terrain des gestionnaires ? Non. Réalisent-ils régulièrement des visites des sites ? Non plus.

Pour résumer : leur modèle économique est fait de telle sorte à rompre la relation-client. Soit en totale opposition avec nos méthodes de travail, basées précisément sur la relation personnelle et humaine.

(1) Baumann, Coulon, Gerasco, Gerloge, Larigaudry, Mauduit, S.G.I et Voltaire.

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