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Gestion locative : l'agence digitale OQORO lève 7 millions d'euros

Par Christian Capitaine | Le | Agence immobilière indépendante

Trois ans après son lancement, le jeune pousse OQORO vient de finaliser un second tour de financement auprès du fonds ISAI et d’entrepreneurs de l’immobilier (Sophie Desmazières et Guillaume Poitrinal). Comptant 3 000 lots sous gestion, elle compte tripler chaque année son volume d’activité à échéance 2023 et rayonner dans les cinquante plus grandes villes de France, confie son CEO Adrien Faure.

Les cofondateurs d’OQORO : Adrien Faure (CEO), Pierre Cloarec (COO) et Alexandre Pourchoux (CPO) - ©  D.R.
Les cofondateurs d’OQORO : Adrien Faure (CEO), Pierre Cloarec (COO) et Alexandre Pourchoux (CPO) - ©  D.R.

Pouvez-vous rappeler qui est OQORO ?

Nous sommes une agence immobilière digitale de gestion locative. OQORO, à son lancement en 2019 (à cette époque, et jusqu’à cette levée de fonds de 7 millions d’euros, nous nous appelions Mon Bel Appart) n’était spécialisée que dans la gestion de biens meublés à Lyon.

Puis, nous avons grandi. Si bien qu’en novembre 2020 nous avons bouclé un premier tour de table d’un million d’euros, réalisé, pour moitié, auprès de nos clients. Notre activité a, ensuite, accéléré fortement à la faveur, notamment, d’un déploiement de nos services dans d’autres villes (dont Paris et Grenoble) et en nous positionnant également sur les biens nus.

A ce jour, nous sommes présents dans les quinze plus grandes agglomérations de France, et avons sous gestion environ 3 000 lots. 

Comment est structurée, chez OQORO, la relation client avec le locataire et le bailleur ?

Concernant le volet « locataire », celui-ci commence par découvrir nos offres de location (la visite des biens est réalisée grâce à l’outil Matterport) de façon classique via les portails d’annonces immobilières (SeLoger, Leboncoin, Bien’ici…). Ensuite, si le bien lui plaît, il dépose son dossier sur notre portail. Et s’il est accepté par le propriétaire (la réponse lui est adressée sous 24 heures), il peut emménager dès le lendemain. Un point important : son dossier, une fois constitué, peut être adresser à d’autres propriétaires s’il est refusé.

S’agissant du volet « propriétaire », notre équipe de commerciaux (ils sont une quinzaine) a pour mission de chercher de nouveaux clients bailleurs, en sachant que la moitié d’entre eux nous ont rejoints par recommandation.

Le premier contact avec le propriétaire est réalisé par téléphone. Ensuite, nous signons avec lui un mandat électronique et lui donnons accès à la plateforme OQORO. Nous lui mettons, ensuite, à disposition plusieurs outils de suivi des dossiers, dont un coffre-fort, notamment pour archiver la partie diagnostics. Et nous lui fournissons enfin des outils pour le suivi financier (encaissements), la trésorerie opérationnelle (dégâts des eaux…) et les informations relatives au locataire.

Quelles sont vos sources de revenus ?

Sur la partie « gestion locative », nous prélevons 4,9 % (TTC) des encaissements, ce qui nous permet d’être, en moyenne, deux fois moins chers qu’une agence immobilière traditionnelle. Pour la partie « mise en location », nous prélevons un demi mois de loyer à la fois au locataire et au propriétaire.

Par ailleurs, nous sommes fiers de constater que les utilisateurs plébiscitent notre solution puisqu’avec 95 % d’avis positifs et des notes moyennes de 4,6/5 sur Google et Trustpilot, nous jouissons d’une satisfaction client bien supérieure à celle des standards du marché.

Fort de cette deuxième levée de fonds, quels sont vos objectifs de développement ?

Notre première volonté est de doubler, d’ici la fin de l’année, nos effectifs de commerciaux. Ensuite de développer le volet « tech » de la plateforme. Cela passera par une connexion de OQORO a encore davantage de portails d’annonces pour augmenter la visibilité des appartements, et louer plus vite ; puis par une analyse automatique des documents (pièce d’identité, avis d’imposition…) afin de limiter les risques de fraude ; et enfin de développer notre propre application d’état des lieux pour améliorer les comparatifs et le suivi.

Sur notre secteur d’activité, il convient de réaliser de gros volumes avant d’être rentable. Avec l’objectif de multiplier par trois, tous les ans, nos lots en gestion pour arriver à 10 000 unités à horizon fin 2023, nous comptons, à cette échéance, atteindre ce seuil de la rentabilité et être présents dans les cinquante plus grandes villes de France.

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