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Quelles évolutions des prix de l’immobilier dans les grandes villes ? (LPI-SeLoger)

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Dans 3/4 des villes de + 100 000 habitants, la hausse des prix des appartements anciens « reste au moins égale à 5 % sur 1 an », peut-on lire dans la dernière livraison du baromètre LPI-SeLoger, publié le 26 avril 2021. La hausse est même d’au moins 10 % dans 28 % des grandes villes de France.

Le marché de l’immobilier dans les grandes villes de France analysé par SeLoger - © D.R.
Le marché de l’immobilier dans les grandes villes de France analysé par SeLoger - © D.R.

« Après une année 2020 durant laquelle l’augmentation des prix s’était amplifiée partout, le rythme de la hausse accélère encore dans la moitié des grandes villes », selon le baromètre. Ce dernier note une hausse de :

  • plus de 16 % à Angers et Metz ;
  • +14 % à Limoges, soit « un rythme trois fois plus rapide qu’il y a un an » ;
  • +13,4 % à Orléans, soit « un rythme deux fois plus rapide qu’il y a un an ».
  • +12,1 % à Mulhouse « qui s’était singularisée en 2020 avec une progression des prix de 15,9 %, dans un contexte sanitaire particulièrement dégradé » ;
  • + 3,9 % à Paris « soit deux fois moins qu’il y a 4 ans, avant que le ralentissement ne s’amorce. Mais en fait, une tendance à la stabilisation des prix se renforce depuis janvier 2020, autour d’une valeur moyenne de l’ordre de 11 000 €/m². Néanmoins, après l’affaiblissement de la demande constaté lors du 2e confinement (29/10 au 15/12/2020), la baisse des prix affichés et signés observée à la fin de 2020 a progressivement cédé la place à une lente remontée, compensant maintenant la tendance baissière précédente », indique Michel Mouillart, co-fondateur et porte-parole du baromètre, LPI-SeLoger depuis juillet 2009.

 « Amplification de la hausse dans les grandes villes à fin avril 2021. »

Selon le baromètre du groupe SeLoger, en France à fin avril 2021, Paris reste la ville de +100 000 habitants où le prix du m² des appartements dans l’ancien est le plus élevé : 10 614 € (+3,9 % sur 1 an) à fin avril 2021. D’autres évolutions sont notables à :

  • Lille :+11,8 % sur 1 an à 3 652 € du m² ; 
  • Le Havre : +11,3 % sur 1 an à 2 323 € du m² ;  
  • Rennes : +12,4 % sur 1 an à 4 071 du m² ;
  • Reims : +8,1 % sur 1 an à 2 810 € du m² ;
  • Nantes : +12,5 % sur 1 an à 4 311 € du m² ;
  • Strasbourg : +15,3 % sur 1 an à 4 038 € du m² ;
  • Lyon : +8,6 % sur 1 an à 5 623 € du m² ;
  • Saint-Étienne :+8,6 % sur 1 an à 1 534 € du m² ; 
  • Grenoble : +3,3 % sur 1 an à 2 776 € du m² ; 
  • Bordeaux : +4,8 % sur 1 an à 4 969 € du m² ;
  • Toulouse : +5,0 % sur 1 an à 3 722 € du m² ;
  • Montpellier : +6,6 % sur 1 an à 3 300 € du m² ; 
  • Marseille : +9,1 % sur 1 an à 3 301 € du m² ; 
  • Toulon : +7,2 % sur 1 an à 2 682 € du m² ; 
  • Nice : +6,9 % sur 1 an à 4 498 € du m². 

Quels niveaux des volumes des transactions ?

Durant le 1e trimestre 2021, les ventes de logements anciens étaient en progression de 10 % en glissement annuel, en France entière. Dans certaines régions, « l’activité a redémarré beaucoup plus rapidement  », selon le baromètre :

  • Le marché « fait ainsi preuve de résilience, avec des ventes en hausse d’au moins 15 %, dans cinq régions » :
    • Bourgogne ;
    • Franche Comté ;
    • Haute Normandie ;
    • Île-de-France ;
    • Provence Alpes Côte d’Azur.
  • Le regain d’activité « bien que plus modéré s’installe avec des ventes en hausse de l’ordre de 5 % dans cinq régions »  :
    • Aquitaine ;
    • Bretagne ;
    • Centre ;
    • Languedoc-Roussillon ;
    • Rhône-Alpes.
  • Le marché « se stabilise à fin avril 2021, notamment dans la région Champagne-Ardenne et Limousin, mais aussi là où l’accession à la propriété a bénéficié de l’amélioration récente des conditions de crédit (Alsace, Auvergne, Midi-Pyrénées et Poitou-Charentes) ».

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