Crédit à l’habitat : 11,8 Md€ de production en septembre et 3,32 % de taux d’intérêt (stable)
En septembre 2026, la production de crédit à l’habitat s’élève à 11,8 Md€ hors renégociations, en baisse après 12,2 Md€ en août 2026, indique la Banque de France dans son étude mensuelle sur les crédits aux particuliers publiée le 5 novembre2026.
Le taux d’intérêt moyen des nouveaux crédits à l’habitat s’élève à 3,32 % en moyenne en septembre. Il est stable par rapport au mois d’août, après 3,30 % en juillet et 3,27 % en juin.
Les principaux constats en matière de crédits à l’habitat pour le mois de septembre 2026 sont les suivants :
• Le taux d’intérêt moyen (hors frais et assurances) des nouveaux crédits à l’habitat (hors renégociations) s’élève à 3,32 % contre 3,62 % en zone Euro, 3,0 % en Espagne, 4,09 % en Allemagne et 3,61 % en Italie. Le taux des crédits relais s’établit à 3,82 % (après 3,79 % en août).
• Le taux de croissance annuel des encours de crédits à l’habitat est en hausse de 0,8 % en France à fin septembre 2026, pour un encours brut de 1 289 Md€. Ce taux se situe à un niveau inférieur à celui de la zone Euro (+ 3 %), de l’Allemagne (+ 2,4 %), de l’Italie (+ 3,3 %) et de l’Espagne (+ 4,1 %). Sur les 12 derniers mois (d’octobre 2025 à septembre 2026), la production de crédits à l’habitat aux ménages (hors renégociations) atteint 157 Md€ en France.
• En septembre, la durée initiale moyenne des nouveaux prêts à l’habitat pour l’acquisition d’une résidence principale est en hausse sur un mois. Elle s’élève à 23,4 ans en moyenne pour l’ensemble des emprunteurs, et à 23,10 ans pour les primo-accédants.
Selon Vousfinancer, les taux moyens négociés sont également orientés à la hausse : 3,60 % sur 15 ans, 3,8 % sur 20 ans et 4 % sur 25 ans, des niveaux qui restent néanmoins inférieurs au rendement de l’OAT à 10 ans.
Lors de son dernier Conseil des gouverneurs le 29 octobre 2026, la Banque de France a décidé de maintenir ses trois taux directeurs, après avoir augmenté les taux directeurs en juin et septembre 2026.
« Certains barèmes bancaires atteignent des niveaux incompatibles avec le taux d’usure » (Sophie Ho Thong)
« En ce début de mois, certains barèmes bancaires atteignent des niveaux incompatibles avec le taux d’usure. Nous négocions les conditions qui permettent aux ménages de concrétiser leurs projets immobiliers, mais notre marge de manœuvre se réduit à mesure que les taux augmentent, face à un plafond d’usure qui s’ajuste trop tardivement. Sans mensualisation de son calcul, de nouvelles hausses pourraient exclure du crédit des ménages encore finançables aujourd’hui. L’expérience de 2022 doit nous conduire à agir avant que cet effet ciseau ne bloque à nouveau les projets », indique Sophie Ho Thong, directrice générale de Finance Conseil.