IA : 67 % des entreprises immobilières françaises sont en phase de réflexion et d’exploration
En France, 67 % des entreprises sont encore en phase de réflexion ou d’exploration en matière d’IA appliquée à l’immobilier, 10 points au-dessus de la moyenne mondiale (à 57 %), selon une étude JLL, publiée le 12 octobre 2026.
L’enquête « Future of work » interroge 2 200 décideurs dans 21 pays, dont 102 en France, et propose un décryptage sur la transformation immobilière avec le développement de l’IA.
On y apprend que 78 % des décideurs interrogés dans le monde considèrent que l’IA aura un impact sur les stratégies de portefeuille au cours des trois à cinq prochaines années, mais seuls 15 % ont dépassé les phases d’exploration pour optimiser activement l’IA dans leurs opérations immobilières.
Les décideurs français sont davantage réservés que la moyenne mondiale sur l’impact positif de l’IA : 50 % parient sur de la croissance, en deçà des 60 % d’enthousiastes au niveau mondial.
61 % des répondants français estiment que l’avenir sera à la concentration des talents et des sites, contre 48 % dans le monde, « confirmant le modèle de polarisation économique autour des grandes métropoles sur le territoire national », selon JLL.
À l’échelle mondiale, la transformation des espaces de travail s’articule désormais autour de trois priorités, au-delà de l’optimisation budgétaire :
• le soutien à la productivité des collaborateurs (46 %) ;
• la contribution à l’innovation organisationnelle (44 %) ;
• les économies d’énergie (38 %).
« La posture d’observation prévaut encore largement face aux transformations induites par l’IA : l’heure est à la veille et à l’évaluation des risques. Les entreprises pionnières qui modélisent les impacts et restructurent activement leurs sites n’ont pourtant pas plus de certitudes que les autres sur ce que sera l’avenir. Mais elles se distinguent par une agilité organisationnelle supérieure. Elles testent, expérimentent, investissent et se préparent à une multitude de scénarios possibles », indique Flore Pradère, directrice recherche et prospective de JLL.
Les décideurs français anticipent une hausse des coûts d’occupation liée à l’envolée des loyers, citée par 40 % des décideurs, contre 28 % au niveau mondial.
« En résulte une gestion immobilière plus défensive, qui tente de concilier la montée en puissance technologique se traduisant par de nouveaux critères de localisation tels que la proximité aux data centers pour 59 % des décideurs et une réduction des coûts à court terme, via l’optimisation de l’empreinte immobilière (63 %) et des baux plus flexibles (52 %) ».