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Les recherches de bureaux se décentralisent

Par Christian Capitaine | le | Sites pour les professionnels

La dernière étude du portail BureauxLocaux fait un état, en 2020, d’un phénomène de décentralisation des recherches de bureaux sur le plan national. Aussi, alors qu’elles ont reculé en Ile-de-France, elles ont progressé en province grâce à l’appétence des recherchants pour les villes secondaires. Antoine Amant, directeur du développement de BureauxLocaux, revient sur les principales conclusions de l'étude.

Les recherches de bureaux ont progressé de 5 % en province en 2020 - © D.R.
Les recherches de bureaux ont progressé de 5 % en province en 2020 - © D.R.

Certes en repli de 10 % versus 2019, les intentions d’implantations en Ile-de-France ont délivré en 2020, selon Antoine Amant, directeur du développement de BureauxLocaux, « un signal positif eu égard au contexte de crise sanitaire qui a sévi. Les entreprises sont restées massivement en veille et c’est de bon augure pour 2021. »

Toutefois, des disparités se sont faites au grand jour en fonction des secteurs géographiques : « A l’échelle nationale, les recherches dans les grands centres-villes ont davantage souffert qu’en périphérie, poursuit notre expert, et le tableau offert par la région francilienne se révèle, à cet égard, tout à fait représentatif. » En effet, alors que Paris a affiché des intentions en recul de 16 %, la première et la deuxième couronne furent davantage courues, avec respectivement -7 % et +10 % de recherches.

Le QCA de Paris en souffrance

Comment analyser de tels écarts ? La question du prix au mètre carré, plus élevé dans la Capitale, est un début d’explication. La preuve par l’exemple : « Dans le quartier central des affaires (QCA) de Paris, ainsi que dans le Croissant Ouest (dont La Défense), les recherches ont baissé respectivement de 20 % et 15 % », peut-on lire dans l’étude.

Antoine Amant, directeur du développement de BureauxLocaux
Antoine Amant, directeur du développement de BureauxLocaux - © D.R.

Et Antoine Amant d’ajouter : « Dans certains de ces quartiers, les prises à bail de bureaux concernent souvent de plus grandes surfaces, plus impactées au cours de l’année par les nouvelles contractualisations, du fait du télétravail mis en place et du report potentiel sur de plus petits volumes. »

Ile-de-France : cap sur le Grand-Ouest !

En tête, donc, en Ile-de-France des secteurs géographiques qui résistent le mieux, on retrouve, on retrouve - outre les arrondissements les plus centraux de la Capitale, rive droite comme rive gauche, à l’image du 2ème et du 7ème qui affichent même des hausses de recherches - la deuxième couronne. Pour identifier, ici, les principaux moteurs de la croissance, il faut mettre le cap à l’Ouest.

Trois exemples, avec les villes de Vélizy-Villacoublay (+23 % de recherches), Palaiseau (+29 %) et Massy (+40 %). « Cette appétence pour le Grand-Ouest parisien, où le marché des bureaux s’est considérablement renforcé et structuré ces dernières années, est une confirmation », remarque le directeur du développement de BureauxLocaux.

Et ce dernier de conclure s’agissant du coup de projecteur réalisé par son étude sur la région parisienne : « Au niveau des prix et loyers affichés de bureaux, la tendance est restée haussière en 2020. Certes la crise sanitaire est passée par là, mais il est encore trop tôt pour voir une baisse des prix affichés sur les offres de nos commercialisateurs partenaires, les efforts consentis se font davantage sur les mesures d’accompagnements. Identiquement pour la premier trimestre 2021, nous n’anticipons pas de baisse significative des prix affichés.  »

Province : les villes moyennes ont la cote

Ce phénomène de décentralisation observé en Ile-de-France s’est pareillement produit dans les autres régions du Territoire, remarque l’étude de BureauxLocaux. Mais à l’inverse de Paris et ses départements limitrophes, les recherches de bureaux ont, malgré les confinements, progressé en province, de globalement 5 % par rapport à 2019.

« Ce bon résultat s’explique principalement par la performance des villes secondaires, observe Antoine Amant, dont principalement celles qui offrent à la fois une bonne qualité de vie, une bonne connectivité et un bassin d’emploi dynamique. Illustration avec la ville de Reims, qui a vu ses recherches de bureaux doubler en un an.  »

Petite ombre au tableau : l’attrait pour les grandes métropoles régionales qui s’est tari : parmi les cinq plus grandes en régions (Aix-Marseille, Lyon, Bordeaux, Nantes et Lille), seule la cité phocéenne a affiché une croissance de ses recherches, soit +2 %.

NB : BureauxLocaux publie désormais trimestriellement des indicateurs qui permettent de prendre le poul du marché des bureaux et entrepôts

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