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Néo-syndic : 11 millions d’euros levés par Bellman

Par Christian Capitaine | le | Réseaux-franchise

Le néo-syndic de copropriétés, historiquement présent à Paris, boucle une levée de fonds de 11 millions d’euros et affiche ses ambitions : se déployer, en novembre 2021, à Lyon, Nice et Toulouse, et être présent, à horizon mars 2022, dans les dix plus grandes villes du pays.

Antonio Pinto, CEO de Bellman, table sur le recrutement de 40 collaborateurs suite à cette levée - © D.R.
Antonio Pinto, CEO de Bellman, table sur le recrutement de 40 collaborateurs suite à cette levée - © D.R.

« Pour une entreprise d’à peine deux ans et demi d’existence, on peut dire, oui, qu’il s’agit d’une très grosse levée. Nous sommes très satisfaits. C’est le montant dont nous avions besoin pour continuer à grandir. » Antonio Pinto, CEO et cofondateur du néo-syndic Bellman, a tout lieu de se montrer satisfait après la troisième levée de fonds qu’il vient de conclure, d’un montant de 11 millions d’euros (le tour de table a été mené par le fond d’investissement Breega, incluant des investissements de la famille d’Eric Setton et de Lakestar).

La France, à l’ère de la Silicon Valley

Cette opération éclaire, bouclée « en à peine un mois » depuis les premiers contacts noués jusqu’à sa finalisation, s’affiche comme un symbole : celui du retour, en 2021, des investisseurs sur l’échiquier de la Proptech (en 2020, les montants levés par les startups de l’immobilier avaient dégringolé de 78 % par rapport à 2019, selon La Tribune). 

Antonio Pinto corrige, toutefois : ce phénomène de retour en force des opérations d’investissement « ne touche pas uniquement la ProPetch, dit-il. Nous vivons en France la situation que la Silicon Valley a vécu il y a 10 à 15 ans », marquée par une appétence fortes des investisseurs « pour les entreprises innovantes du digital qui proposent de nouvelles façons de fonctionner. »

Trois nouveaux secteurs stratégiques

Déployant une plateforme web à mi-chemin entre l’espace client et les réseaux sociaux, Bellman offre aux copropriétaires plusieurs services : le suivi de l’avancement des dossiers, la possibilité de retrouver facilement les documents et de contacter ses voisins en cas de besoin, le vote en ligne, ou encore d’être notifié, en temps réel, des actualités de la copropriété.

Historiquement implantée à Paris, la startup affiche ses nouvelles ambitions : « Attaquer de nouveaux marchés pour faire grandir l’entreprise », indique son CEO. Avec trois secteurs stratégiques soigneusement choisis : Lyon, Nice et Toulouse, soit trois agglomérations qui offrent un solide gisement d’affaires avec, respectivement, 17 000, 11 000 et 9 500 copropriétés installées sur leur territoire. « Nous y serons implantés dès novembre 2021, précise Antonio Pinto, puis, à partir de mars 2022, nous comptons être présents dans les dix plus grandes villes de France. »

Une activité multiplié par 4

Autre ambition de la PropTech pour les semaines à venir : lancer un module de franchise à l’attention des gestionnaires qui souhaitent devenir indépendants, et voir ainsi leurs revenus, grâce à la technologie Bellman, être multiplié par deux, selon le CEO du néo-syndic de copropriété.

Et ce dernier de rendre compte de la forte dynamique d’activité sur laquelle est inscrite son entreprise : « En juin 2020, nous gérions 100 copropriétés, contre 400 en septembre 2021, soit un montant de 2 millions d’euros de contrats signés. »

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