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Immofix repense la transaction via la valorisation

Par Christian Capitaine | le | Réseaux-franchise

La startup toulousaine Immofix vient de se positionner sur un marché prometteur : la valorisation, avant la vente, de maisons anciennes via la proposition, aux vendeurs, d’un service de rénovation énergétique intégré ; puis, dans un second, la prise en charge du volet transaction. Explication de l’outil et de son fonctionnement avec Guillaume Angles, son fondateur et CEO.

A droite : Guillaume Angles, fondateur d’Immofix
A droite : Guillaume Angles, fondateur d’Immofix

Intégrer, dans le parcours de vente d’un bien immobilier, une étape dédiée à sa rénovation. Telle est la vocation d’Immofix, startup française nouvellement créée par Guillaume Angles. « Notre ambition est la suivante : repenser la transaction immobilière pour valoriser les maisons anciennes afin que celles-ci puissent trouver, plus rapidement, un acquéreur  », affirme-t-il. Et d’ajouter : « Et pour le vendeur, c’est aussi l’assurance de vendre son bien 30 % plus cher. »

Les étapes-clés du parcours-client de la jeune pousse toulousaine se dessinent comme suit : le vendeur entre en contact avec Immofix qui, en qualité d’interlocuteur unique, vient coordonner l’intervention, au cœur d’un écosystème unique, des principaux acteurs des trois marchés de l’immobilier : 1/ celui de la transaction (experts, diagnostiqueurs et notaires) ; 2/ celui du crédit immobilier (banques et courtiers en crédit) ; 3/ celui de la rénovation (architectes et artisans). « Une fois les travaux réalisés, nous recherchons également, en qualité d’agent immobilier, les potentiels acquéreurs que nous accompagnons sur le plan administratif jusqu’à la vente », précise Guillaume Angles.

Tous les projets sont labellisés BBC

A la genèse du projet Immofix, il y a, de la part de son fondateur, ce double constat. « D’une part, les maisons qui requièrent de lourds travaux de rafraîchissement et de remises aux normes sont souvent difficiles à vendre, note-t-il. Et ce, même si elles présentent un beau potentiel. D’autre part, il s’agit de nous inscrire au cœur de cette exigence des pouvoirs publics qui ambitionnent, à horizon 2025, d’éradiquer les sept à huit millions de passoires thermiques présentes sur le Territoire (soit 20 % du parc immobilier) par l’intermédiaire de son Plan de rénovation énergétique des bâtiments.  »

Car il est ici un point essentiel dans le concept qui définit Immofix : tout projet rénové par ses soins et ses prestataires doit répondre aux exigences du label Bâtiment basse consommation (BBC). « Le coût total des travaux pour le vendeur se situe à environ 500 euros par mètre carré, mais ce dernier n’a rien à payer puisque le financement est réalisé par l’AREC qui se rembourse sur le prix de vente. précise Guillaume Angles. Et une fois la transaction réalisée, nous prélevons, en guise de source de revenus, 4,90 % TTC du prix de vente après travaux. »

Phase d’expérimentation

La startup (cinq associés et trois salariés) recherche 500 000 euros pour préparer la phase d’industrialisation dont le lancement est prévue en 2021. « Nous venons d’entamer, ce printemps 2020, notre phase d’expérimentation grandeur nature sur quatre maisons anciennes en région toulousaine et à Narbonne », déclare son CEO et fondateur. « Notre objectif, poursuit-il, est de compter, l’an prochain, une quarantaine de projets de rénovation et dix fois plus à horizon 2022. »

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