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Un niveau de transactions stables au premier semestre « en dessous des prévisions » (Century 21)

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Au premier semestre 2026, le nombre de transactions dans l’immobilier ancien a reculé de 1 % pour les maisons et a augmente de 0,9 % pour les appartements, par rapport à fin 2025. L’année 2026, quant à elle, « se bouclera en dessous de nos prévisions, à 900 000 ventes environ », d’après les chiffres communiqués par Century 21, le 29 juin 2026.

Charles Marinakis, président de Century 21 France. - © Seb Lascoux
Charles Marinakis, président de Century 21 France. - © Seb Lascoux

Au premier semestre 2026, les prix moyens au m2 évoluent de manière contenue : 2 492 euros pour les maisons (-0,7 % par rapport au semestre précédent), et 4 155 euros pour les appartements (-0,5 %).

Les montants moyens ont été légèrement ajustés, restant stables pour les appartements, et marquant une légère baisse de 1,3 % pour les maisons.

En termes de superficie, les surfaces sont restées quasiment stables, avec une hausse de 0,6 m2 pour les maisons et de 1,2 m2 pour les appartements.

Taux d’emprunt légèrement à la hausse

Les taux d’emprunt repartent légèrement à la hausse (entre 3,25 % et 3,75 % sur 20 ans), après trois baisses consécutives en 2025. La « fin annoncée » du conflit en Iran laisse entrevoir le retour d’une inflation maîtrisée, d’après Century 21.

« Il faut maintenant espérer que la légère hausse des taux reste contenue et ne vienne pas fragiliser le marché », indique son président, Charles Marinakis.

Et ce dernier d’ajouter : « Le premier semestre 2026 confirme que le marché immobilier ancien dispose encore de fondamentaux solides : le besoin de logement reste élevé, les banques financent, les prix sont contenus et les primo-accédants reviennent. Mais cette stabilité apparente ne doit pas masquer la recomposition en cours. »

« Le retour des primo-accédants est une bonne nouvelle. Le retrait relatif des ménages déjà propriétaires est, lui, un point d’attention majeur. C’est à cet endroit que se joue une partie de la fluidité du marché et ce dans la durée. Le marché n’a pas besoin d’emballement, mais de fluidité ».

Qu’attendre pour fin 2026 ?

Century 21 formule plusieurs souhaits ou prévisions pour la fin d’année :

  • Prendre la pleine mesure des premiers effets du dispositif Jeanbrun ;
  • Suivre l’évolution du projet de loi Relance Logement, présenté en Conseil des ministres le 24/06, et prévu pour être examiné au Sénat en juillet et à l’Assemblée national en automne.
  • A l’approche des élections présidentielles 2027, espérer que les réformes engagées soient menées à leur terme et être attentif aux programmes des différents candidats en matière de logement.
  • Espérer que la BCE, qui a relevé ses taux de 25 points de base en juin 2026, n’enchaîne pas sur de nouvelles hausses, tandis que les tensions internationales continuent de peser sur l’inflation.
  • Garantir la pérennité du PTZ.
  • Tabler sur un rééquilibrage progressif du marché, porté par l’attractivité croissante des villes moyennes, pour poser les bases d’un marché plus fluide d’ici fin 2026.
  • S’attendre à un marché davantage orienté vers l’équilibre, avec des niveaux d’activité qui se rapprochent progressivement de leurs moyennes long terme : 900 000 ventes environ en 2026.
  • Capitaliser sur la fin du conflit au Moyen-Orient et ses conséquences sur l’inflation en particulier ;
  • Prendre en compte les risques climatiques dans les critères d’achat, notamment dans les territoires exposés au recul du trait de côte.
  • Miser sur le marché de l’ancien comme valeur refuge, « dans un contexte où le marché de l’immobilier neuf peine à répondre aux besoins des ménages ».

Paris, Île-de-France, régions… le premier semestre 2026 dans le détail

Paris : l’investissement en difficulté

À Paris, où le marché est exclusivement composé d’appartements, l’activité est presque stable au 1er semestre 2026, avec une baisse de seulement 0,4 % des transactions. Le prix moyen s’établit à 9 483 €/m2, en très léger recul de 0,4 % sur douze mois. Le délai moyen de vente atteint 99 jours, soit 4 jours de plus qu’un an auparavant.

Le signal le plus fort ne vient pas des volumes, mais de la structure des achats, pour Century 21. L’investissement locatif ne représente plus que 20,9 % des acquisitions à Paris, en recul de 12,2 %. Il atteint ainsi son niveau le plus bas jamais observé.

« Cette évolution est préoccupante, déplore-t-on chez Century 21 France. Paris a longtemps été considéré comme l’un des marchés les plus résilients pour l’investissement patrimonial. À ce niveau, la capitale passe désormais sous la moyenne nationale et sous le niveau observé en Île-de-France. Cette même évolution est également visible sur le marché du luxe, où Paris perd sa première place dans les investissements. »

« Pour un marché déjà confronté à une tension forte sur l’offre locative, ce signal ne peut pas être considéré comme anecdotique. Moins d’investisseurs aujourd’hui, ce sont moins de logements disponibles à la location demain. La question posée n’est donc pas seulement patrimoniale ; elle est aussi résidentielle, sociale et économique. »

Île-de-France : les prix s’ajustent plus fortement qu’à l’échelle nationale

En Île-de-France hors Paris, le marché se distingue par une correction des prix plus nette qu’à l’échelle nationale. La baisse atteint -2,6 % pour les maisons et -3,9 % pour les appartements. « Cette évolution traduit une réalité simple : dans les territoires où les prix sont les plus élevés, le pouvoir d’achat immobilier impose plus rapidement ses limites. »

Les volumes restent contrastés : les transactions reculent de 5,1 % pour les maisons, mais progressent de 1,7 % pour les appartements. Dans certains départements, l’activité progresse même alors que les prix baissent. C’est le cas dans les Yvelines, où les appartements progressent en volume de 15,5 %, avec des prix en recul de 1,6 %, ou dans le Val-d’Oise, où les volumes progressent de 12,9 %, alors que les prix baissent de 4,1 %.

En Île-de-France, le marché ne décroche pas, mais il s’ajuste plus fortement qu’ailleurs. « Cette correction peut aussi être une condition de retour à une meilleure fluidité. »

Régions : un marché de plus en plus territorial

Dans les régions, le 1er semestre 2026 confirme une forte disparité d’activité selon les territoires et les typologies de biens. Sur le marché des maisons, le Grand Est progresse de 11,2 %, tandis que la Bretagne recule de 9,4 %. Sur les appartements, les Pays de la Loire progressent de 12,6 %, quand la Bretagne recule de 9,2 %.

Les prix restent globalement contenus, avec des ajustements différenciés. Pour les maisons, la Normandie progresse de 5,6 %, tandis que la Provence-Alpes-Côte d’Azur et l’Auvergne-Rhône-Alpes reculent respectivement de 4,2 % et 4,1 %.

Pour les appartements, les hausses les plus nettes concernent la Nouvelle-Aquitaine (+ 4,4 %) et la Bretagne (+ 4,3 %), alors que les baisses les plus marquées restent limitées, notamment en Auvergne-Rhône-Alpes (-2,8 %).

« Ces écarts confirment que le marché immobilier continue de s’autoréguler. Dans les territoires où les prix restent en ligne avec les capacités de financement des ménages, l’activité résiste. Dans ceux où les prix se sont trop éloignés du pouvoir d’achat réel, le marché ralentit et impose progressivement de nouveaux équilibres », selon Century 21 France.