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Nexity : lancement d’une offre dédiée au statut du bailleur privé

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Le promoteur immobilier Nexity lance « Optimmo » une offre dédiée au statut du bailleur privé, dit « dispositif Jeanbrun », pour « renforcer son positionnement sur le segment de marché des investisseurs privés », a-t-il révélé le 21 mai 2026

Au 20 mai 2026, Nexity a enregistré 120 réservations liées au dispositif.  - © D.R
Au 20 mai 2026, Nexity a enregistré 120 réservations liées au dispositif. - © D.R

Lancée le 20 mai 2026, cette offre du promoteur immobilier Nexity, disponible sur une sélection de logements neufs partout en France, propose une « rentabilité dès l’acquisition », avec les frais de notaire, une cuisine équipée et un an de gestion locative offerts.

« Optimmo intègre également un accompagnement complet sur toute la durée du projet, depuis l’achat jusqu’à la mise en location, ainsi qu’un suivi administratif et fiscal, incluant une aide à la déclaration des revenus locatifs, afin de permettre aux investisseurs de tirer pleinement parti du mécanisme d’amortissement prévu par le dispositif Jeanbrun  », indique-t-on chez Nexity.

Nexity, dont 80 % de l’offre résidentielle est éligible au dispositif, a enregistré 120 réservations liées au dispositif depuis le début de l’année au 20 mai 2026, soit 20 % des réservations des investisseurs individuels.

Au premier trimestre 2026, les réservations enregistrées auprès d’investisseurs particuliers ont progressé de 19 % par rapport à la même période en 2025.

Le statut du bailleur privé est l’une des composantes du plan « Relance logement » annoncé par Sébastien Lecornu, Premier ministre, le 23 janvier 2026. Ce plan vise la production de 2 millions de nouveaux logements d’ici à 2030, soit 400 000 par an à partir de 2026, dont 50 000 nouveaux logements locatifs privés en 2026 via le statut du bailleur privé.

Une proposition de loi visant à corriger les limites du dispositif de bailleur privé, déposée par Valérie Létard, ancienne ministre du Logement et députée du Nord, a été adopté par la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale le 20 mai 2026.

Elle ouvre le dispositif à tout logement donné en location à titre de résidence principale, quelle que soit la nature du bât, réintégrant ainsi les maisons individuelles au dispositif, et abaisse le seuil de travaux pour être éligible au dispositif de 30 à 20 % du prix d’acquisition dans l’ancien, avec une suppression de la notion de réhabilitation lourde.

Le statut du bailleur privé tel qu’adopté dans la loi de finance 2026

Le dispositif est basé sur un amortissement fiscal pour la location nue à usage de résidence principale pour le neuf et l’ancien faisant l’objet de travaux.

• Dans le neuf, le taux d’amortissement est fixé à 3,5 % pour les logements affectés à la location intermédiaire, avec une majoration d’un point ou de deux points au titre d’un logement affecté respectivement à la location sociale ou à la location très sociale.

• Dans l’ancien, pour les biens ayant fait l’objet de travaux de réhabilitation lourde représentant au moins 30 % du prix d’acquisition, le taux est fixé à 3 % avec une majoration de 0,5 point et 1 point respectivement pour une affection à une location sociale et très sociale.

Dans le neuf comme dans l’ancien, la somme des déductions au titre des amortissements ne pourra excéder 8 000 € par an et par foyer fiscal. Ce montant est fixé à 10 000 € lorsqu’au moins 50 % des revenus bruts issus des logements bénéficiaires des amortissements sont affectés à la location sociale (12 000 € pour la location très sociale).

Pour bénéficier de cet amortissement, le propriétaire devra s’engager sur une location pendant une durée minimale de neuf ans et dans les douze mois suivant la date d’achèvement de l’immeuble, ou de son acquisition si elle est postérieure.

Les investisseurs pourront imputer leur déficit foncier (lorsque les charges sont plus importantes que les revenus locatifs) sur son revenu global. Le foncier est exclu de l’assiette avec une évaluation forfaitaire fixée à 20 % du prix d’acquisition.