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Leasing immobilier : lancement de la proptech Sezame

Par Christian Capitaine | Le | Agence immobilière indépendante

Largement répandu dans le secteur automobile, la location avec option d’achat fait de plus en plus parler d’elle sur le marché de l’immobilier grâce au déploiement de startups, dont la jeune pousse Sezame, qui lance ses premières opérations sur la façade Ouest du pays.

Benjamin Hubert, Charles Ruelle et Clara Tairraz, les cofondateurs de Sezame. - ©  D.R.
Benjamin Hubert, Charles Ruelle et Clara Tairraz, les cofondateurs de Sezame. - ©  D.R.

Avec Hestia, Sezame incarne cette nouvelle génération de startups de la proptech qui ambitionnent de démocratiser la location-accession à la propriété (ou location avec option d’achat). Soit « un dispositif encore largement sous-exploité, en France, dans le résidentiel privé », observe Charles Ruelle, son cofondateur et CEO.

Outre, pour l’heure, de ne pas opérer sur le même territoire (Hestia a réalisé ses premières opérations, cette année, sur Marseille, alors que Sezame vient d’effectuer sa première acquisition à Cholet), les deux jeunes poussent se singularisent sur un principal point, selon Charles Ruelle :

« Dans l’accompagnement financier que nous offrons à nos clients, dit-il. Car chez Sezame, nous sommes davantage dans la personnalisation. Par exemple, si un client a besoin de se constituer une épargne ou obtenir un crédit, nous allons agir pour lui en qualité de coach. »

Et ce dernier de rappeler les étapes-clés du parcours client chez Sezame : « Le client commence par s’inscrire sur le site. Puis, il renseigne sa situation personnelle et son projet immobilier (il doit disposer de revenus). Ensuite, Sezame se charge de son évaluation et lui octroie un budget d’achat. Enfin, il finit par choisir le bien et le visite. Son choix est, en dernier recours, validé par nos soins (validation technique du bien : emplacement, prix, qualité du bâti…) et nous l’achetons à sa place, sans condition suspensive de financement.  »

Une première enveloppe d’un million d’euros

Pour le reste, les éléments qui structurent le modèle de ces deux startups du leasing immobilier se révèlent sensiblement identiques. Pour acheter les biens, elles s’appuient, toutes les deux, sur des professionnels de l’investissement immobilier (investisseurs professionnels et institutionnels), via la constitution de véhicules financiers.

« Nous disposons, pour notre phase de lancement [l’entreprise est sur les rails depuis cet été], d’un million d’euros pour acheter nos premiers biens, précise le CEO de Sezame, soit nos cinq premières maisons. Puis, pour 2023, nous sommes en train de finaliser la constitution des véhicules suivants, qui seront compris entre cinq et dix millions d’euros. »

Sur le terrain des revenus, Hestia et Sezame se rémunèrent pareillement en prélevant une commission sur les loyers encaissés, une part significative du loyer allant, bien sûr, à l’investisseur, soit 90 % dans le cas du modèle Hestia, et 92 % dans celui de Sezame.

Partenaires des agents immobiliers

A horizon septembre 2023, Sezame table sur l’acquisition d’une quarantaine de biens immobiliers. Pour y parvenir, elle compte notamment s’appuyer sur les agents immobiliers, les courtiers et les banques.

« Nous avons des discussions très avancées avec des réseaux d’agences immobilières et des agences indépendantes, précise le CEO de la jeune pousse, à qui nous permettons de sécuriser leurs commissions. » 

De même avec les courtiers, la startup va agir sur les clients que ces derniers n’ont pas réussi à accompagner ; « nous les rémunérerons alors en tant qu’apporteur d’affaires », complète-t-il.

Agissant, pour l’heure, sur la façade Ouest du pays, Sezame nourrit des ambitions de déploiement national, affirme son CEO. Et de préciser qu’il est sur le point de finaliser une première levée de fonds en étant accompagné par des business angels de renom.

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