Évaluation

A Paris et dans la majorité des grandes métropoles les prix se dégradent

Par Christian Capitaine | Le | Services pour évaluer

Alors que la demande reste forte pour les maisons dans le monde rural, les prix de l’immobilier à Paris et dans une majorité des grandes métropoles du pays continuent de se dégrader, relève le dernier baromètre publié par la plateforme Meilleurs Agents. « La capitale ne fait plus recette auprès d’acheteurs en quête d’espace, de pouvoir d’achat et de verdure », souligne-t-elle.

A Lyon, le prix au m2 a reculé de 0,1 % sur un mois - ©  D.R.
A Lyon, le prix au m2 a reculé de 0,1 % sur un mois - ©  D.R.

Les prix de l’immobilier dans l’ancien à Paris continuent de se dégrader. C’est le dernier baromètre de la plateforme Meilleurs Agents qui l’affirme. Entamée en 2020, l’érosion a atteint, au cours des trois derniers mois, 1,7 %.

Alors qu’en seulement un mois (prix constatés au premier décembre 2021), la capitale a vu ses tarifs chuter de 1 % (du jamais vu depuis 2014 !) pour atterrir à 10 275 euros le m2, le fléchissement atteint, sur 14 mois, 3,4 %. Conclusion des auteurs de Meilleurs Agents : « La capitale ne fait plus recette auprès d’acheteurs en quête d’espace, de pouvoir d’achat et de verdure. »

Et d’ajouter : « Aucune catégorie de bien n’est épargnée par ce phénomène » : sur un mois, au 1er décembre 2021, les petites surfaces voient leur prix se contracter de 1 % et les grandes de 0,9 %. On notera, en revanche, que dans la Grande Couronne, les prix ont progressé, sur les trois derniers mois, de 1,5 %.

Belle résistance de Marseille

Que présager pour les mois à venir dans la capitale ? Un retour au tarif de 10 000 euros le m2 est-il envisageable ? Pour cela, « Il suffirait d’un nouveau recul des prix de 2,7 % pour repasser sous ce seuil symbolique. Or, cela pourrait se produire dans moins de trois mois si la pression baissière se poursuivait sur ce rythme.  » Avant de préciser qu’ « il faudra certainement attendre le printemps prochain, période souvent déterminante pour le marché de l’immobilier qui donne le ton de l’année.  »

S’agissant des autres métropoles françaises - et à l’exception de Toulouse, Rennes, Montpellier et surtout Marseille, à +0,9 % - les prix au m2 s’y affichent également en berne : -0,1 % au 1er décembre 2021 pour Lyon, Lille et Nantes ; et -0,2 % pour Bordeaux, Nice et Strasbourg.

Evolution des prix dans les métropoles - ©  Meilleurs Agentes
Evolution des prix dans les métropoles - ©  Meilleurs Agentes

Une appétence forte pour les maisons

En marge de cette mini-déprime observée dans les grandes métropoles du pays, les prix résistent partout ailleurs, si bien que le marché français, dans l’ancien, a vu ses prix progresser de 4,8 % depuis le début de l’année.

Ce sont plus particulièrement les maisons qui ont la cote, observe-t-on chez Meilleurs Agents. Elles ont vu leurs prix augmenter deux fois plus vite que ceux des appartements (+6,1 %, contre +3,2 % depuis le 1er janvier 2021). Dans les zones rurales, la demande est encore plus forte : depuis janvier 2021, les prix des maisons y ont ainsi augmenté de 8,3 %, dont +0,8 % au cours du dernier mois.

Quels niveaux des transactions au troisième trimestre ?

« Au 3e trimestre 2021, le volume annuel de transactions augmente à nouveau : en septembre, le nombre de transactions réalisées lors des 12 derniers mois est estimé à 1,204 million, après 1,156 million fin juin 2021. Le volume annuel de transactions est en hausse depuis le 4e trimestre 2020, après une décrue entre fin 2019 et le 3e trimestre 2020. Si l’on rapporte ce nombre de transactions au stock de logements disponibles, qui augmente d’environ 1 % par an, la proportion de ventes dépasse depuis 2019 le niveau élevé observé au début des années 2000 », indique l’Insee.

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