Transaction : les réseaux de mandataires gagnent encore des parts de marché
Les réseaux de mandataires continuent de gagner du terrain dans la transaction immobilière. En 2025, leurs volumes de ventes ont progressé deux fois plus vite que le marché, tandis que leurs effectifs sont repartis à la hausse après deux années de recul, selon l’édition 2015 du Baromètre des réseaux de mandataires immobiliers.
Une part du gâteau qui ne cesse de grandir. Les réseaux de mandataires, ces structures qui fédèrent, depuis leur apparition il y a une vingtaine d’années en France, « les agents sans agence », pour reprendre les mots du Baromètre 2025 des réseaux de mandataires immobiliers, ont, une nouvelle fois l’an passé, vu leur part de marché progresser sur le segment de la transaction immobilière intermédiée (hors particulier à particulier).
Selon ledit baromètre, édité par La Maison des Mandataires, 28 % des vendeurs qui se sont tournés, en 2025, vers l’intermédiation sont passés par un mandataire, contre 26 % une année plus tôt (la part de marché de ce canal de vente n’était que de 11 % en 2017).
Sur le plus long terme, à fin 2025, 1,6 million de ménages français (acquéreurs ou vendeurs) avaient réalisé une transaction avec un mandataire au cours des cinq dernières années.
« Cette progression n’est plus une tendance, c’est un fait structurel » (V. Pavanello)
Ce gain de part de marché en 2025 s’est produit, faut-il le rappeler, dans un contexte de redémarrage des niveaux de transactions par rapport à 2024, « qui a mécaniquement bénéficié à l’ensemble des acteurs de l’intermédiation. Mais une fois de plus, les réseaux de mandataires en ont profité davantage que les autres, commente Vincent Pavanello, président de La Maison des Mandataires. Cette progression n’est plus une tendance, c’est un fait structurel. »
En 2025, alors que le marché enregistrait une progression de ses volumes de ventes de 11 %, celui des mandataires affichait +22 %, soit 179 000 transactions réalisées, contre 147 000 une année plus tôt.
Des effectifs en hausse de 7 %
S’appuyant sur une centaine de réseaux, dont une trentaine affiche au compteur plus de 200 conseillers affiliés, la filière des mandataires immobiliers a vu, l’année écoulée, ses effectifs augmenter de 7 %, pour atteindre 47 000 conseillers.
Après deux années de baisse (44 000 mandataires recensés en 2024 contre 48 000 en 2022), ce gonflement des effectifs, en 2025, a notamment été « tiré par les leaders », relève l’auteur du document : iad, numéro un du secteur, Safti, son challenger et eXp France, parmi les plus belles progressions d’effectif en pourcentage, ayant respectivement recruté, l’an passé, 1 200, 460 et 140 nouveaux conseillers.
« Cette hausse s’explique par un flux croissant, au sein des réseaux de mandataires, des professionnels d’agences traditionnelles, attirés par un modèle plus rémunérateur et plus souple », explique Vincent Pavanello.
Une commission moyenne de 8 100 euros
Les données du Baromètre 2025 confirment, en effet, que les profils qui rejoignent les réseaux de mandataires sont de plus en plus expérimentés : 32 % d’entre eux étaient des pros de l’immobilier en 2025, contre 30 % une année plus tôt.
Mécaniquement, les personnes en reconversion professionnelle, certes toujours dominantes, qui se sont affiliées à une organisation de mandataires en 2025, ont vu leur part diminuer, passant, en un an, de 72 % à 68 %.
Comptant toujours plus de femmes (54 % des effectifs totaux versus 52 % en 2024), les mandataires sont âgés en moyenne de 45 ans, contre 42 ans en 2024.
Enfin, pratiquant un taux de commission de 3,6 % (3,7 % en 2024), les mandataires ont affiché, en 2025, une commission moyenne de 8 100 euros, en hausse de 2,4 % sur un an, soit « un niveau historique », fait savoir Vincent Pavanello.