Les jeunes au soutien du marché immobilier (Baromètre Optimhome-Ipsos 2026)
Le baromètre Optimhome-Ipsos 2026 met en lumière le rôle moteur des jeunes acquéreurs sur le marché de l’immobilier, contribuant à y soutenir l’activité. Autre conclusion de l’étude : le rôle clé que jouent les agents immobiliers sur le marché de la transaction, même si leur image s’est légèrement détériorée, ces derniers mois, auprès de nos compatriotes.
La résilience du marché immobilier est portée par les jeunes (25-34 ans). C’est la première conclusion du baromètre Ipsos (1) réalisée, une nouvelle fois cette année, pour le réseau de mandataires Optimhome (1 700 conseillers et plus de 6 000 transactions réalisées en 2025)
Alors que, globalement, les intentions d’achats immobiliers des Français baissent de 3 points par rapport aux résultats du baromètre 2025 (soit 17 % au total) sous l’effet des incertitudes géopolitiques et économiques, celles des jeunes affichent 27 %.
Au final, 21 % des 25-34 ans ont acheté une résidence principale vs. 14 % de le population totale au cours des trois dernières années.
Malgré cette baisse globale des projections d’achats des Français pour une résidence principale, ils considèrent toujours l’immobilier comme le placement le plus sûr et le plus rentable.
« L’investissement locatif demeure ainsi le premier choix pour se constituer un patrimoine durable, s’imposant comme le bouclier patrimonial privilégié face aux placements financiers », observe le baromètre.
Un recours accru au crédit et un enjeu croissant de solvabilité
Pour financer leur achat immobilier, les Français ont massivement recours au crédit : soit pour 81 % d’entre eux, en progression de 5 points par rapport à 2025. Chez les jeunes, cette proportion atteint 94 %. L’étude révèle également que 50 % des emprunteurs s’engagent sur des crédits dont la durée va au-delà de 20 ans.
A noter que la solvabilité des potentiels acquéreurs est un enjeu croissant pour les vendeurs. « Sécuriser le financement est devenu un critère de sélection prioritaire pour les vendeurs, devançant parfois le prix de vente dans la décision finale », est-il précisé dans le baromètre.
Des parcours de recherche de plus en plus hybrides
Pour trouver un bien immobilier, la recherche d’informations « passe par une variété croissante de sources », notent les auteurs de l’étude.
En effet, à la question : « Dans le cas de l’achat d’un bien immobilier, parmi les moyens d’information, quels sont tous ceux que vous pourriez utiliser pour vos recherches ? », toutes les sources progressent. A l’image, d’abord, des agents immobiliers : 75 % des porteurs de projets les contacteraient, contre 64 % d’entre eux en 2025.
Les portails d’annonces sont également une source d’information incontournable pour 75 % de nos compatriotes, contre 67 % une année plus tôt.
Enfin, les annonces en vitrines des agences immobilières sont plébiscitées par 71 % des Français, contre 67 % en 2025.
A noter que, malgré la confiance qu’ils portent dans les agents immobiliers, les Français sont moins nombreux qu’il y a un an à juger « positive » leur image : 65 % d’entre eux, contre 72 % en 2025.
L’étude d’Optimhome démontre néanmoins que les professionnels de l’immobilier demeurent des rouages essentiels du marché de la transaction puisque 81 % des personnes interrogées ayant acheté leur résidence principale l’ont fait par l’intermédiaire d’un professionnel de l’immobilier ou d’une agence immobilière (contre 75 % des Français sondés en 2025).
Le DPE, un critère devenu incontournable dans les annonces
Pour les porteurs de projets immobiliers, la présentation du DPE (diagnostic de performance énergétique) est devenu un incontournable des annonces immobilières. En effet, l’importance de mentionner le DPE dans l’annonce est « non négociable » pour 43 % des Français, contre 33 % il y a un an.
« Plus qu’un simple critère de confort, le diagnostic est devenu un filtre de sélection immédiat », peut-on lire dans l’étude.
Autres informations que les Français veulent voir en priorité dans les annonces immobilières (et sans surprise) : les photos du bien immobilier, pour 63 % d’entre eux (51 % en 2025), ainsi que sa description détaillée (pour 51 % des personnes interrogées, donnée stable par rapport à 2025).
Un rééquilibrage territorial au profit du périurbain
Les grandes agglomérations ont perdu en attractivité auprès des porteurs de projets immobiliers (-5 points en un an), révèle enfin le baromètre, au profit des zones périurbaines, qui captent désormais une part croissante de la demande, tant pour l’accession que pour l’investissement locatif.
Dans ce contexte, les dynamiques territoriales restent contrastées : l’Île-de-France demeure un pôle clé, à la fois en matière d’investissement et de fluidité du marché. Par ailleurs, le recul des projets de mobilité interrégionale (-10 points) traduit un essoufflement du télétravail et un recentrage des choix résidentiels vers davantage de proximité.
(1) Etude réalisée auprès de 1 500 Français âgés de 25 à 65 ans, entre le 5 et le 11 mars 2026