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A la bonne porte : création du premier réseau de mandataires à mission engagée féminin

Par Christian Capitaine | le | Réseau de mandataires

Faire reculer les inégalités entre les sexes et veiller à l’employabilité des femmes, pour qui la recherche d’un emploi, après 45 ans, est un vrai parcours du combattant. Telle est la vocation du réseau de mandataires immobiliers A la bonne porte, officiellement lancé le 20 juillet 2021 par deux cadres en reconversion professionnelle, Philippe Raynal et Olivier Buyse. Ce dernier nous en explique tous les rouages.

Olivier Buyse et Philippe Raynal, accompagnés, au centre, de Janicka Bassis (réseau WWIRE) - © D.R.
Olivier Buyse et Philippe Raynal, accompagnés, au centre, de Janicka Bassis (réseau WWIRE) - © D.R.

Olivier Buyse et Philippe Raynal, les deux cofondateurs du réseau, se sont rencontrés sur les bancs de l’école. C’était en juin 2020, à la Kedge Business School, à Marseille. A 45 ans passés, le temps était venu, pour eux, de la reconversion professionnelle.

Les deux hommes se découvrent de nombreuses valeurs communes. Et décident, une fois leur diplôme en poche, d’associer leurs deux projets : celui de Philippe, qui « s’interroge sur la possibilité de créer un nouveau réseau immobilier, et celui d’Olivier, qui cherche des moyens de redonner de l’employabilité aux personnes de plus de 45 ans », précisent-ils.

L’humain au centre des préoccupations

C’est ainsi que naîtra, un an plus tard, le 20 juillet 2021, le réseau de mandataires immobilier A la bonne porte. Son idée forte : placer l’humain au centre des préoccupations, et notamment les femmes. « Nous sommes le premier réseau immobilier à mission engagée féminin », précise Olivier Buyse, que nous avons rencontré sur le salon RENT 2021.

« Et telle est notre double raison d’être : d’une part, nous opposer à toutes les discriminations sur le marché du travail et, d’autre part, faire reculer les inégalités entre les sexes et de veiller notamment à l’employabilité des femmes, pour qui la recherche d’un emploi, après 45 ans, est un vrai parcours du combattant. »

Est-ce à dire que les hommes sont exclus du projet ? « Non, répond Olivier Buyse, mais à condition qu’ils soient « engagés féminin », c’est-à-dire qu’ils s’engagent pour le respect de leurs droits. »

500 mandataires à horizon 2026

Pour recruter ses futurs mandataires (ils sont une quinzaine à ce jour, dont un dizaine de femmes), le réseau s’est notamment rapproché de six associations qui défendent les causes des femmes : SOS Cancer du Sein, Force Femme, le Centre d’information des droits de la femme et des familles, Le Point Rose, Centre Ressource et le réseau WWIRE.

« Nous allons aux devant de leurs membres et leur communiquons nos valeurs, explique Olivier Buyse. Et notre ambition est la suivante : compter, d’ici 5 ans, 500 mandataires, dont 450 issues de ces associations, et une cinquantaine d’experte de la négociation immobilière. »

Il ajoute : « Nous voulons également associer au capital de l’entreprise, par le biais de bons de souscription d’actions, les expertes qui bénéficient d’une première expérience dans l’immobilier, puis celles n’en ayant aucune, en fonction des résultats annuels atteints. »

Rémunération « attractive »

Sur le plan de la rémunération des mandataires, « nous l’avons voulue attractive, avec un retour sur commission allant jusqu’à 95 % », reprend le cofondateur du réseau. Concernant le pack pour disposer de tous les outils du réseau, il se monte à 199 euros par an, à payer uniquement après la première vente. Reste les frais d’agence : ils atteignent 4,7 % sur la base d’un bien vendu à 500 000 euros.

Un mandat exclusif d’un nouveau genre

Le réseau A la bonne porte a créé le « 1er mandat reversement solidaire exclusif » pour que « vendre ou acheter fassent plus de bien. » Ainsi, pour chaque mandat exclusif signé par le vendeur, 250 euros sont reversés à une association contribuant à la défense des droits des femmes.

« C’est le vendeur lui-même qui choisira l’association qui lui tient à cœur », précisent ses fondateurs.  C’est « une façon complémentaire pour le réseau et ses expertes de soutenir la cause féminine mais aussi, pour le vendeur, de s’engager en faveur de la défense des droits des femmes. En choisissant de confier son bien à la bonne porte, il devient lui aussi acteur « engagé féminin ».

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