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Kaufman & Broad : -7,1 % de réservations de logements en valeur à fin mai sur un an

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Les réservations de logements en valeur de Kaufman & Broad se sont élevées à 522,8 millions d’euros à fin mai 2026 sur un an, soit une baisse de 7,1 % par rapport aux 561,8 millions d’euros à la même période en 2025, mais qui ont progressé légèrement en volume, avec 2 622 logements en 2026, contre 2 609 en 2025, a indiqué le promoteur lors de la présentation de ses résultats du premier semestre 2026, le 9 juillet 2026.

Au 31 mai 2026, le groupe comptait 114 programmes de logements en cours de commercialisation. - © stock.adobe
Au 31 mai 2026, le groupe comptait 114 programmes de logements en cours de commercialisation. - © stock.adobe

« Nous ne voyons pas d’impact significatif du dispositif Jeanbrun en volume. Les dernières statistiques publiées évoquent une cinquantaine de lots réservés en Île-de-France sur ce mode-là, et peut-être une centaine sur l’ensemble de la France  », a fait savoir David Laurent, directeur général délégué de Kaufman & Broad.

Le délai d’écoulement des programmes du promoteur s’élève à 4,8 mois au 31 mai 2026, en hausse par rapport aux 4,5 mois en 2025. L’offre commerciale de logements du groupe se situe à 95 % en zones tendues et s’élève à 2 119 logements à fin 2026 (1 951 logements en 2025).

19 nouveaux programmes au T3 2026

Au 31 mai 2026, le groupe comptait 114 programmes de logements en cours de commercialisation et prévoit de lancer 19 nouveaux programmes au cours du troisième trimestre 2026. Le portefeuille foncier de logements du groupe représente 32 600 lots, en progression de 0,6 % sur un an, dont 87 % sont situés en zones tendues.

Depuis le début de l’année, le pôle tertiaire de Kaufman & Broad n’a enregistré aucune réservation nette. Le groupe a actuellement en commercialisation ou à signer 47 800 m² de surfaces de bureaux et environ 145 300 m² de surfaces logistiques.

Le groupe dispose d‘environ 102 300 m² de surfaces logistiques à l’étude. Par ailleurs, 131 100 m² de surfaces de bureaux ainsi que près de 12 700 m² de logistique sont actuellement en construction.

Un CA global stable

Kaufman & Broad affiche un chiffre d’affaires de 500,9 millions d’euros au 31 mai 2026 (499,4 M€ en 2025) qui se décline comme tel :

• 368,5 M€ pour l’activité de logement (73,6 % du CA), en recul de 9,2 % sur un an ;

• 353,3 M€ pour l’activité d’appartements, contre 383 M€ en 2025 (-7,7 % sur un an) ;

• 123,8 M€ pour le pôle tertiaire, en hausse de 43,5 % sur un an ;

• les autres activités du groupe enregistrent un chiffre d’affaires de 8,6 M€, dont 5 M€ pour l’exploitation des résidences étudiantes. Pour l’exercice 2026, Kaufman & Broad anticipe un chiffre d’affaires du groupe qui devrait se situer « à un niveau comparable à celui de l’exercice 2025 ».

« La suppression de la taxe d’habitation a été une erreur fondamentale » (Nordine Hachemi, PDG)

« Sur le retour des permis de construire, nous avions vu une hausse juste avant les élections municipales, ce qui était surprenant, puis une baisse à nouveau. Sur le fond, je ne suis pas inquiet : les permis vont être attribués et devraient reprendre un rythme à peu près normal », a indiqué Nordine Hachemi, PDG de Kaufman & Broad.

Et d’ajouter : « Toutefois, nous avons toujours le problème de fond numéro un pour les maires : la suppression de la taxe d’habitation. Tant qu’il n’y aura pas de solution pérenne face à cette erreur massive — supprimer la taxe d’habitation sans réfléchir aux conséquences —, les élus rencontreront toujours cette difficulté : “Construire des logements c’est très bien, mais cela crée des obligations de services supplémentaires à financer”.

Je rappelle que les écoles primaires sont payées par les communes et les collectivités locales, pas par le département. Si vous faites venir des familles, vous avez des enfants en plus. Comment financez-vous les écoles ? La suppression de la taxe d’habitation a donc été une erreur fondamentale à tous points de vue.

« Concernant la demande, elle est toujours présente. Ce qui pourrait éventuellement créer de l’attentisme en fin d’année, c’est la campagne présidentielle. Il risque d’y avoir beaucoup de promesses, avec une forme de course à celui qui proposera le meilleur dispositif pour relancer le logement. Cela peut conduire certains clients à attendre le résultat des élections, parce qu’on leur promettra des avantages fiscaux. Il y a donc un vrai risque d’attentisme à la fin de l’année. »