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Junot : hausse de 27 % du montant cumulé de ses transactions à Paris au S1 2026


Le réseau spécialisé dans l’immobilier de prestige a affiché un premier semestre 2026 en nette progression à Paris, porté par un marché plus fluide et des prix qui se sont stabilisés. En parallèle, il poursuit son développement avec de nouvelles implantations en France et en Belgique.

Manoir vendu par Junot, à La Baule - Batz-sur-Mer. Prix : 3 465 000 €. - © D.R.
Manoir vendu par Junot, à La Baule - Batz-sur-Mer. Prix : 3 465 000 €. - © D.R.

Le spécialiste de l’immobilier haut de gamme Junot vient d’annoncer, à la clôture du premier semestre 2026, une hausse de 27 % du montant cumulé de ses transactions à Paris - son berceau et son plus gros marché - par rapport à la même période de 2025.

Cette performance, l’entreprise l’attribue d’abord à un marché « redevenu plus fluide » : les délais moyens de vente sont ainsi passés de 10,3 semaines en 2025 à 9,3 semaines cette année. Autre levier sur lequel a pu s’appuyer la maison Junot : le fait que les prix soient restés relativement stables, avec une légère baisse de 0,63 % observée sur les ventes qu’elle a réalisées.

Autre évolution notable observée par Junot : les ventes liées à la sortie du marché locatif ont progressé fortement. Junot constate une hausse de 50 % des cessions motivées par l’arrêt de la location. Explications : les nouvelles contraintes réglementaires, fiscales et énergétiques ont conduit certains propriétaires à arbitrer en faveur de la vente de logements devenus moins rentables ou plus complexes à exploiter.

L’ultra-luxe conserve son dynamisme

Le segment des biens les plus prestigieux continue, lui aussi, d’afficher une forte résilience. Junot cite notamment la vente d’une propriété de 8 millions d’euros, conclue en moins d’une semaine auprès d’une grande famille française du secteur du luxe.

Les biens proposés à plus de 10 millions d’euros continuent d’attirer de nombreux acquéreurs internationaux, tandis que le Private Office de l’entreprise enregistre une progression des demandes émanant d’investisseurs américains à la recherche d’un pied-à-terre ou d’une résidence principale hors des États-Unis.

Selon Junot, la rareté demeure le principal moteur de ce segment de l’ultra-luxe. Dans les 6e, 7e et 8e arrondissements parisiens, moins d’une dizaine d’appartements de plus de 500 m² seraient actuellement disponibles à la vente. Les grandes familles se reportent ainsi davantage vers les hôtels particuliers.

Le marché des biens compris entre 2 et 5 millions d’euros reste également très actif dans les quartiers les plus recherchés, notamment les 6e, 7e, 8e et 16e arrondissements, ainsi qu’autour du parc Monceau. Le Marais confirme également son attractivité : l’agence de la rue de Bretagne affiche une progression de 51 % de son activité par rapport au premier semestre 2025.

Parmi les transactions emblématiques figurent un hôtel particulier de 370 m² dans le 16e arrondissement vendu 7,45 millions d’euros, une maison de 145 m² dans le 18e arrondissement cédée 1,69 million d’euros en 24 heures après avoir changé d’agence, ou encore un appartement parisien vendu à 27 800 €/m² à un acquéreur brésilien.

Une expansion en France et en Belgique

Dans le même temps, le groupe, qui revendique aujourd’hui un portefeuille 750 millions d’euros d’actifs gérés et environ 1 100 ventes par an, poursuit son expansion en France et en Belgique avec de nouvelles implantations et une acquisition en Provence.

L’entreprise compte désormais 30 agences en France et en Belgique. Après une croissance de 15 % de son activité belge en 2025, elle a ouvert une troisième agence à Ixelles, en complément de ses implantations d’Uccle et de Woluwe.

En France, le groupe a renforcé sa présence en Provence avec le rachat de l’Agence des Alpilles et du Luberon, qui apporte quatre agences, situées à Maussane-les-Alpilles, Goult et Saint-Rémy-de-Provence, dont une dédiée à la location saisonnière.

Junot accélère également son développement sur la façade Atlantique, où il renforce son activité à Nantes, La Baule et Pornic, des marchés recherchés par une clientèle parisienne en quête d’une résidence secondaire ou principale offrant un meilleur cadre de vie.