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Eliosor, la Proptech qui transforme en « cash » une partie d’un bien immobilier

Par Christian Capitaine | le | Agence immobilière indépendante

Une Proptech d’un genre nouveau vient de voir le jour : Eliosor. Son objet ? Racheter aux propriétaires immobiliers une partie de leur bien afin qu’ils puissent dégager des liquidités. Pour se financer, elle s’appuie notamment sur une foncière qui fédère des investisseurs auprès desquels elle prélève une marge lorsque les transactions ont été conclues. Son fondateur, Bruno Lussato, nous détaille les rouages de son fonctionnement.

Bruno Lussato, fondateur de la Proptech Eliosor - © D.R.
Bruno Lussato, fondateur de la Proptech Eliosor - © D.R.

Pour financer un projet, quel qu’il soit (un voyage, une voiture, un appartement…) deux possibilités (bien connues) s’offrent à nous : emprunter en s’endettant ou acheter « cash ». « Avec Eliosor, nous avons ouvert une troisième voie : racheter au propriétaire d’un bien immobilier une partie de ce bien. Nous transformons ainsi en liquide son patrimoine immobilier », explique Bruno Lussato, le fondateur de la startup. 

Jouissance du bien intacte

Eliosor, devenant co-investisseur dudit bien, est capable de racheter jusqu’à 20 % de sa valeur et jusqu’à un montant fixé à 150 000 euros. Et avant que les deux parties ne s’entendent, une estimation du bien est réalisée par les soins de la startup.

La contrepartie pour le propriétaire ? Il cède à celle-ci un pourcentage de la valeur de son bien, selon le modèle suivant : « Si nous rachetons 10 % de sa valeur, nous en détenons 15,5 % », expose Bruno Lussato. Et au bout de dix ans, soit le bien est revendu par le propriétaire, soit il rachète la part détenue par Eliosor.

Et le fondateur de la startup d’ajouter : « Notre dispositif fonctionne également pour les primo-accédants : au moment de l’acquisition, nous achetons une part du bien en y amenant du capital : si notre apport correspond à 10 % de sa valeur, nous en détenons également 15,5 %.  » Pour le propriétaire qui a fait affaire avec Eliosor, le jouissance de son bien reste intacte : il continue bien sûr à y vivre et ne paie aucun loyer.  

Fédérer des investisseurs

Pour qu’une telle mécanique financière fonctionne dès son lancement, des liquidités se sont avérées nécessaires. « Nous avons réalisé des levées de fonds pour nous lancer, mais dont nous gardons les montants confidentiels », indique Bruno Lussato.

Son architecture également s’articule autour de deux entités biens distinctes : une première, destinée au fonctionnement de la startup, qui prélève, pour se financer, des frais de dossiers auprès des clients d’un montant de 1 900 euros par dossier ; une seconde, bâtie sous la forme d’une foncière - dont l’objet est de fédérer des investisseurs - et qui prélève 11 % sur le montant de chaque transaction réalisée.

« Nous avons déjà réuni autour de cette foncière, alors qu’elle vient d’être mise sur pied, plusieurs dizaine d’investisseurs, friands de la pierre et qui tablent, à raison, sur la hausse du marché de l’immobilier : particuliers, family office, groupements, etc.  », indique le fondateur d’Eliosor.

Les secteurs géographiques, pour l’heure, les plus prisés par ces investisseurs ? Le Grand Paris, ainsi que les dix plus grandes villes du pays. « Notre objectif, à la fin de l’année 2021, est d’avoir réalisé une centaine de transactions. Et d’ici, trois ans, plusieurs milliers chaque année », conclut Bruno Lussato.

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