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1,9 millions de m2 de bureaux obsolètes en Ile-de-France, selon CBRE

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1,9 million de m2 de bureaux seraient obsolètes en Île-de-France, «  un chiffre probablement sous estimé car l’offre ne faisant plus l’objet d’un mandat de commercialisation est sortie de l’offre immédiate et donc du calcul du taux de vacance », indique le broker CBRE dans une étude sur l’impact du télétravail sur le marché de bureaux, le 6 janvier 2026.

Quartier de la Défense. - © D.R.
Quartier de la Défense. - © D.R.

L’offre immédiatement disponible est passée de 2,4 millions de m2 fin 2019 à 5,5 millions de m2 au T3 2025 en Île-de-France, soit une hausse de 127 %.

Cela a eu pour conséquence une hausse du taux de vacance qui atteint 10 % au T3 2025, et dans lequel la vacance structurelle est en forte progression. Alors qu’elle était en deçà d’un million de m2 jusqu’en 2022, elle atteint presque les deux millions en 2025, soit 34 % de l’offre immédiate.

Un tiers de la vacance est constitué d’immeubles neufs

« Il peut s’agir d’une obsolescence technique, auquel cas un programme de travaux lourds peut permettre de remettre l’immeuble sur le marché ; mais environ un tiers de cette vacance est constitué d’immeubles neufs et restructurés qui sont situés dans des localisations géographiques peu ou plus attractives », selon CBRE.

Et le broker d’ajouter : « Il s’agit d’une obsolescence géographique qui pose question sur le devenir des territoires tertiaires et sur le repositionnement d’immeubles techniquement obsolètes situés sur ces territoires délaissés ».

Selon l’étude, certaines zones combinant une faible demande placée et une mauvaise desserte en transports en commun sont devenues des «  zones blanches tertiaires », soit des secteurs où l’obsolescence est essentiellement de nature géographique et où « l’avenir du bureau n’est plus assuré ».

De l’importance d’être bien desservi par les transports en commun

Cette tendance est principalement liée à une concentration de la demande placée vers des zones à proximité immédiate d’une station de transport en commun, avec un seuil de tolérance qui diminue après 300/400 m. Ainsi, près de 70 % de la demande placée entre 2021 et 2025 se fait dans un rayon de 400 m d’une station de métro ou de RER.

A contrario, moins de 9 % des m² placés ces cinq dernières années l’ont été à plus de 10 minutes d’une station de métro ou de RER.