Évaluation

Ile-de-France : lourde chute des transactions dans l’ancien au T2

Par Christian Capitaine | le | Actualité

Dans un contexte de hausse des prix qui n’a pas fait de pause, les volumes de ventes de logements anciens en Ile-de-France ont reculé brutalement au deuxième trimestre 2020 pour atterrir à 30 560 unités, ont indiqué, jeudi 10 septembre 2020, les Notaires du Grand Paris. Focus sur les principaux indicateurs du marché.

Paris, vue du ciel
Paris, vue du ciel

-28 % : c’est le recul du volume de ventes de logements anciens au 2e trimestre 2020 en Île-de-France par rapport à la même période de 2019, selon les Notaires du Grand Paris. Toutefois, « le trimestre a fait la synthèse de périodes très différentes, a relevé Thierry Delessale, notaire à Paris, avec six semaines de confinement total et d’effondrement des ventes, puis une reprise de l’activité, vite revenue à des niveaux proches du début 2020. »

Sur l’ensemble du 1er semestre 2020, les ventes de logements anciens ont reculé de près de 20 % par rapport au S1 2019. Mais en douze mois glissants (du 3e trimestre 2019 au 2e trimestre 2020) plus de 162 000 logements anciens ont été vendus en Île-de-France, soit -6 % par rapport à la même période en 2019. « Après deux mois de quasi arrêt des ventes, cela a compliqué les statistiques des volumes au 2e trimestre 2020 et il y aura un impact sur le 3e trimestre », a poursuivi Thierry Delessale.

Thierry Delesalle, notaire à Paris
Thierry Delesalle, notaire à Paris

Il n’empêche : « L’immobilier francilien a retrouvé son engouement et devient un achat désiré. Au dix septembre 2020, on ne constate pas de retournement de marché. »

Prix à Paris : +8 % en un an

Quant aux prix du m², il a atteint 10 690 euros à Paris, soit une hausse de 8 % en un an, et de 6 570 euros en Île-de-France (+7,3 %). « L’augmentation des prix s’est renforcée au 2e trimestre 2020, avec une hausse annuelle des appartements de 8 % dans Paris, de 7,4 % en petite couronne et de 5,3 % en grande couronne après des années de stabilité. »

Thierry Delessale a ajouté : « La période hors norme que nous avons vécue n’a pas eu d’influence sur les prix au 2e trimestre. Les avant-contrats signés de mai à juillet 2020 confirment le haut niveau de la hausse des prix, avec un profil nouveau : elle deviendrait moins rapide dans Paris et plus forte ailleurs.

Toujours d’après les avant-contrats, l’activité resterait en retrait par rapport à l’exceptionnelle année 2019. Mais elle serait encore assez soutenue, particulièrement pour le marché des maisons qui semble bénéficier d’une attractivité renforcée à la suite du confinement. »

Quid des perspectives pour les prochains mois ?

Les indicateurs avancés sur les avant-contrats des Notaires du Grand Paris, majoritairement signés après le confinement (de mai à juillet 2020) anticipent une poursuite globale, voire une accentuation des tendances haussières d’ici à octobre 2020, avec des évolutions assez nouvelles par segment de marché et par secteur géographique.

« La hausse annuelle des prix ralentit un peu dans Paris. On attend une hausse annuelle de 6,6 %, ce qui fixerait le prix au m² à 10 860 euros Mais la hausse des prix s’accentuerait pour les appartements comme les maisons en Petite Couronne et pourrait avoisiner 9 %, table Thierry Delessale. La grande couronne connaîtra des hausses proches voire supérieures à de celles de la capitale (6,1 % pour les appartements et 7,6 % pour les maisons). »

« Ces mouvements, s’ils devaient être confirmés les prochains mois de l’année, pourraient avoir en partie pour origine des modifications de la demande, liées à la crise sanitaire, au développement du télétravail et à de nouvelles attentes vis-à-vis du logement (désir de verdure et d’espace) avec, de ce fait, une revalorisation de l’habitat individuel et de la Petite et la Grande Couronne. »

Transférer cet article à un(e) ami(e)