Les six leviers de l'innovation digitale


Par Aurélie Tachot | le vendredi 04 mai 2018 | Réseaux - Franchise
Les six leviers de l'innovation digitale

Big Data, objets connectés, blockchain… Une étude menée en octobre 2017 par EY pour la branche professionnelle de l’immobilier et l’Agefos PME s’est penchée sur les moteurs technologiques qui participent à la transformation digitale des métiers de l’immobilier. Zoom sur six leviers qui impactent déjà le secteur, avec plus ou moins de force.

1.     L’automatisation des tâches

La numérisation du secteur immobilier a pour conséquence l’automatisation d’un certain nombre de tâches opérationnelles répétitives (comptabilité, suivi clients, affacturage…) C’est également un levier majeur dans l’amélioration du parcours client. La dématérialisation des processus d’achat, de location et de gestion de copropriétés a, par exemple, un impact direct sur cette  « expérience client ». Grâce au développement de plateformes d’échanges et d’applications mobiles, les interactions entre les professionnels et les particuliers sont, par ailleurs, plus régulières.  

2.     La performance à l’ère du Big Data

En collectant, traitant et analysant un grand volume de données, les professionnels de l’immobilier peuvent doper la performance de leur agence sur plusieurs volets. Dans le segment de la transaction, les outils de ciblage permettent d’identifier des cibles potentielles (en fonction d’un bien, par exemple), de lancer des actions marketing ciblées, d’élaborer une stratégie commerciale plus fine… Pour les syndics, l’approche analytique corrélée au Big Data favorise la connaissance, en temps réel, d’un bâtiment voire d’un parc immobilier.

3.     Les objets connectés

L’Internet des objets impacte de plus en plus l’immobilier. Le périmètre des objets connectés s’étend des solutions domotiques aux dispositifs de suivi de la vie d’un immeuble (via des capteurs intelligents). Leur avantage ? Ils permettent un pilotage à distance (suivi de la consommation énergétique, de la maintenance…). Mais demain, ils iront plus loin ! Grâce à ces objets, les professionnels de la transaction pourront notamment collecter les données de leurs futurs clients pour leur proposer des biens adaptés à leur mode de vie, dans une logique de profiling, selon EY.   

4.     La blockchain comme tiers de confiance

Encore peu mature dans le secteur de l’immobilier, la technologie blockchain fait beaucoup parler d’elle. Ce dispositif de stockage et de transmission d’informations entièrement décentralisées et distribuées entre différents utilisateurs, réserve de belles promesses : la possibilité, lors de transactions, d’avoir des données infalsifiables, certifiables et consultables par toutes les parties concernées. Une technologie qui, sur le papier, semble idéale à l’enregistrement et l’archivage des pièces nécessaires à la concrétisation d’une vente, de par sa dimension auto-régulatrice.

5.     La « plateformisation » des services

En mettant en relation des acteurs proposant des ressources et d’autres prêts à en faire l’usage, les plateformes favorise l’émergence de services nouveaux (partage de parkings…) Dans le domaine de la transaction, elle aboutit déjà sur la création de services entièrement centrés sur le besoin client. Ce recours aux plateformes redéfinit, par exemple, les interactions entre les syndics de copropriété et les occupants. Plutôt que de répondre aux sollicitations, ces derniers sont dans une logique de « push ». Ils gagnent donc en réactivité et se rapprochent des besoins de leurs clients.

6.     L’économie collaborative

C’est un sujet actuel, quoique plus prospectif lorsqu’on le ramène à la sphère de l’immobilier. Ce mode d’organisation, qui est basé sur le partage de ressources, se décuple avec l’émergence des outils digitaux. D’après EY, l’un des impacts sera que l’acte d’achat changera de nature. Les motivations seront plus variées : réduire, grâce à l’habitat collaboratif, le prix d’acquisition, nouer du lien social avec les usagers, partager un projet commun… Les métiers de la gestion et du syndic jouent gros : face à des formes d’auto-gestion, ces acteurs pourraient perdre leur légitimité. 

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