Capifrance et OptimHome bientôt revendus


Par Aurélie Tachot | le vendredi 03 août 2018 | Réseaux - Franchise
Capifrance et OptimHome bientôt revendus

Ce n’était donc pas une rumeur ! L’information selon laquelle Artemis, la holding du groupe Pinault, souhaitait se séparer de son pôle immobilier s’est confirmée vendredi. En fin de semaine dernière, le groupe Digit RE, qui détient notamment Capifrance, OptimHome et Refleximmo, a officiellement annoncé que ses actionnaires étaient entrés en négociations exclusives avec le groupe LFPI en vue de la cession de la majorité de son capital.

Digit RE s’apprête à changer de main ! Créé en janvier 2016 par la holding patrimoniale de la famille Pinault – Artémis – le groupe a annoncé, en fin de semaine dernière, être entré en négociations exclusives avec La financière patrimoniale d’investissement (LFPI). ʺCette évolution actionnariale de Digit RE Group s’inscrirait dans la continuité du plan stratégique du groupe tout en renforçant ses ambitions de développementʺ, indique le communiqué de presse. Avec cette opération, qui pourrait se clôturer d’ici la fin de l’année, le fonds d’investissement s’emparerait des sept marques du groupe, acquises ou lancées au fil des années : les réseaux de mandataires Capifrance, OptimHome et Refleximmo (3500 conseillers immobiliers au total), le portail de programmes neufs Immobilier-Neuf, le site d’estimation en ligne Drimki, le réseau de coworking Coworkimmo ainsi que le service de marchand de biens Dili. Grâce à ce rachat, dont le montant est resté confidentiel, LFPI couvrirait ainsi toute la chaîne des services immobiliers, côté acheteurs comme vendeurs.

160 millions de chiffre d’affaires

Jusqu’ici dirigée par Olivier Colcombet, l’entité Digit RE Group avait été lancée pour multiplier les synergies entre les marques immobilières de la holding Artémis. Cette réorganisation était également l’occasion, pour sa maison mère, de réaliser des économies d’échelle. Une stratégie plutôt bien pensée puisqu’aujourd’hui, Digit RE pèse 160 millions d’euros de chiffre d’affaires, contre environ 100 millions en 2016. En devenant la propriété du fonds d’investissement LFPI, l’ex-pôle immobilier d’Artémis pourrait se développer à vitesse grand V. ʺArtémis a réalisé une incursion en investissant dans l’immobilier via Digit Re. Ses deux réseaux immobiliers – Capifrance et OptimHome – se sont bien développés ces dernières années. Leur nouveau partenaire financier, beaucoup plus solide, va leur donner les moyens de grandir et de s’industrialiserʺ, commente Roland Tripard, président du directoire d’I@D, qui avait montré la voie en accueillant, en septembre 2016, deux fonds d’investissement, dont un spécialisé dans les opérations de LBO.

Safti bientôt en vente !

Plusieurs groupes immobiliers se sont portés candidats à l’acquisition de Digit RE Group. Selon Les Echos, Nexity, Axel Springer et Foncia auraient, par exemple, étudié le dossier. Ce dernier est également passé entre les mains de Roland Tripard. ʺNous connaissons une croissance organique tellement forte que nous n’avons pas voulu ajouter de la complexité en réalisant une opération de croissance externe, d’autant qu’elle aurait soulevé des questions sur la fusion des marques et de nos offresʺ, explique-t-il. Quoiqu’il en soit, le président d’I@D, qui qualifie la croissance de Digit Re ʺmodéréeʺ, se réjouit de ce mouvement sur son marché. ʺIl démontre que le modèle de réseau de mandataires se poursuit et s’installe de manière pérenne dans le paysage immobilierʺ, commente-t-il. Un avis soutenu par Matthieu Cany, co-fondateur du réseau Sextant. ʺC’est un modèle qui n’est pas encore arrivé à maturité et pour lequel beaucoup de relais de croissance sont encore possiblesʺ, estime-t-il. Selon nos informations, Safti serait le prochain sur la liste. En septembre, le réseau de mandataires débuterait officiellement ses démarches auprès des investisseurs.

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