Covid-19 : Propriétés-privées.com mobilise ses troupes via la formation


Par Christian CAPITAINE | le mercredi 22 avril 2020 | Réseau de mandataires
Michel Le Bras, président de Propriétées-privées.com - DR
A 25 % de son activité normale depuis la crise pandémique, le réseau Propriétés-privées.com, qui affichait +50 % en janvier et +40 % en février 2020, a déployé, pour ses mandataires, un vaste programme de formations. Pour son président, Michel Le Bras, c’est le meilleur moyen de « rester dans une dynamique positive. »

Chez Propriétés-privées.com, le basculement dans le confinement, mi-mars 2020, n’a pas été, sur le plan des affaires, « trop brutal », affirme  Michel Le Bras, son président. « Alors que la première quinzaine de mars nous avions enregistré 200 transactions, la deuxième nous en réalisions une centaine ». Et quid de la dynamique sur le mois d’avril 2020 ? « Nous sommes sur un rythme de 50 signatures par semaine, qui portent essentiellement sur les avant-contrats conclus avant le 16 mars 2020. Pour ce faire, nous nous appuyons aussi bien sur les procurations, les signatures numériques que les signatures physiques ». Quant aux compromis, le réseau annonce un rythme mensuel de 200 signatures.

Notaires 2.0

Le réseau et ses 2 200 mandataires (un CA prévisionnel 2020 de 70 M d’€), s’ils réussissent certes à limiter la casse, restent loin de leurs standards habituels : « Nous sommes à 25 % de notre activité normale », déclare Michel Le Bras. La publication, le 3 avril 2020, du décret permettant la signature des actes par voie dématérialisée ne fut-elle de nature à réoxygéner le marché ? « Le rythme s’est depuis un peu accéléré, précise le président de Propriétés-privées.com. Mais les notaires restent faiblement équipés pour réaliser ces signatures électroniques ou en visioconférence. Heureusement, avec notre plateforme collaborative MyNotary, nous travaillons efficacement avec plusieurs notaires 2.0 pour signer des compromis. »

Par ailleurs, deux autres points de blocage au marché de l’immobilier ont été identifiés par Michel Le Bras : l’arrêt brutal de l’activité des diagnostiqueurs une fois imposé le confinement, puis l’annonce faite, début avril, par le ministère du Logement de l’interdiction des déménagements.

« Dream team »

Afin de rester, dixit son président, « dans une dynamique positive », Propriétés-privées.com a décidé, lundi 23 mars, de renforcer son équipe de formation en mettant en place une « dream team », avec Romain Cartier en tête, aux côtés d’autres experts tels qu’Olivier Guerre, Karine Mahieux et Vanessa Cauchois (sans oublier plusieurs experts internes). Ainsi, en dix jours, 80 formations ont été mises à disposition des conseillers du réseau, sur des thématiques aussi diverses que l’entrepreneuriat et la motivation (étude de marché, adapter son mental dans un nouveau contexte, le grand défi commercial, etc.), les réseaux sociaux (gestion et optimisation des pages Facebook, des pages Google My Business, etc.) et l’immobilier au sens large (la déontologie, les pathologies du bâtiment, la vente de terrains constructibles, les aspects juridiques du compromis, etc.).

« L’affluence de ces formations est très bonne, se félicite Michel Le Bras, chaque semaine, elles attirent plus de 3 000 conseillers. Pour eux, dans ce contexte difficile, éviter de broyer du noir est important. » En plus de ces formations, tous peuvent également profiter, via Facebook, de cours de yoga, de réveils musculaires et même de cours de cuisine.

Sortie de crise

Le 11 mai 2020, date du déconfinement, dans quelle condition reprendront-ils le travail ? Sur le plan sanitaire, « nous leur fournirons, à tous, trois masques en tissu et vingt masques chirurgicaux, répond le président. Au total, nous en avons commandé 50 000.  » De plus, chaque conseiller se verra remettre un manuel de préconisation pour bien appliquer les gestes barrières, ainsi que du gel hydro-alcoolique. « Sur notre segment de marché, où le prix de vente moyen est de 180 000 euros, les prix ne devraient pas bouger en sortie de crise », table Michel Le Bras. En revanche, dans les zones où l’inflation fut forte ces derniers temps, le marché devrait se tasser. »

Et le président d’espérer, pour la santé de la profession, qu’une fois sortie de cette période si singulière, la confiance des Français soit au rendez-vous. « C’est le principal enjeu », dit-il.

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