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2027, l’année du redémarrage du marché immobilier ?


2027 sera-t-elle l’année de la reprise sur le marché immobilier ? Dans le scénario le plus favorable, les ventes pourraient atteindre le million de transactions, avec des prix en hausse de 2 % à 3 %, après une reprise restée inachevée en 2026, selon les projections révélées, mercredi 2 septembre, par SeLoger-Meilleurs Agents

Quelles sont les prévisions de SeLoger et Meilleurs Agents pour la dynamique immobilière en 2027 ? - © D.R.
Quelles sont les prévisions de SeLoger et Meilleurs Agents pour la dynamique immobilière en 2027 ? - © D.R.

Le marché immobilier français peut-il retrouver, sur son volet transactions, une dynamique de croissance en 2027 ?

Après une année 2026 de stabilisation des volumes par rapport à 2025, avec 955 000 ventes sur un an attendues début 2027, plusieurs conditions devront être réunies pour transformer l’essai.

Selon les projections de SeLoger-Meilleurs Agents révélées, mercredi 2 septembre, dans le cadre de la conférence de presse de rentrée du groupe, deux scénarios se dessinent.

Jusqu’à 1 million de transactions en 2027 dans le scénario le plus favorable

D’abord le plus favorable. Celui-ci repose, a décrit Thomas Lefebvre, directeur scientifique du groupe, sur trois facteurs : « Une désescalade des tensions internationales », « une dette publique sous contrôle » et « une politique du logement plus lisible ».

Alors, a-t-il conclu, le marché pourrait se situer entre 980 000 et 1 million de transactions en 2027, accompagnées d’une hausse modérée des prix, comprise entre 2 % et 3 %.

À l’inverse, la poursuite des conflits internationaux, de nouvelles tensions sur la dette et l’absence de mesures fortes en faveur du logement pourraient maintenir le marché en sous-régime, à moins de 930 000 ventes.

Au-delà de l’environnement économique, la reprise dépendra aussi des choix politiques. Parmi les leviers identifiés figurent le soutien à la solvabilité des ménages - PTZ, aides à l’accession ou fiscalité des transactions -, la relance de la construction dans les zones tendues et le retour des investisseurs privés.

La stabilité réglementaire et fiscale constituera également un enjeu majeur, selon SeLoger-Meilleurs Agents, pour redonner de la visibilité aux acteurs du marché.

En 2026, le rebond a marqué le pas

Ces perspectives ont été dressées par Thomas Lefebvre après une année 2026 qui n’a pas répondu aux espoirs suscités par le redémarrage observé en 2025. Alors que la fin de l’année dernière avait été marquée par des taux stabilisés autour de 3,4 %, une hausse des transactions de 12,7 % et des prix en progression de 2 %, le rebond ne s’est pas transformé en reprise.

SeLoger-Meilleurs Agents anticipe ainsi, pour 2026, une stabilisation du nombre de transactions par rapport à 2025, avec 955 000 ventes sur douze mois attendues début 2027. L’évolution des prix témoigne également d’un marché à plusieurs vitesses : ils reculent sur un an de 0,4 % dans les dix plus grandes villes et de 0,3 % dans le Top 50.

Les écarts territoriaux restent importants. Bordeaux (+2,6 %), Rennes (+2,5 %), Toulouse (+0,7 %) et Lyon (+0,2 %) affichent encore des hausses, tandis que Paris est stable. Les territoires ruraux se distinguent davantage, avec une progression des prix de 3,1 % sur un an, contre 0,9 % en septembre 2025.

Les taux grignotent à nouveau le pouvoir d’achat

Le financement demeure l’un des principaux freins à une reprise plus vigoureuse, a fait savoir SeLoger-Meilleurs Agents. Les taux de crédits immobiliers sont remontés autour de 3,65 %, tandis que l’OAT à dix ans a dépassé 4 %.

Le pouvoir d’achat immobilier moyen est tombé à 66 m² en 2026, soit 1 m² de moins qu’un an auparavant et surtout 12 m² perdus depuis 2020. Malgré une demande toujours présente, les intentions d’achat peinent donc à se concrétiser dans un contexte de confiance des ménages dégradée et de retour de l’inflation.

Le locatif reste sous forte tension

La situation est plus préoccupante encore sur le marché locatif. Si l’offre de logements est reparti légèrement à la hausse depuis 2025, elle reste très inférieure à la demande dans les principales métropoles. À Paris, elle demeure notamment 30 % en dessous de son niveau d’avant-crise.

Conséquence : les loyers progressent de 2,6 % sur un an, contre seulement 1 % en septembre 2025. Les contraintes liées au DPE continuent parallèlement de peser sur le parc. Les loyers des logements classés A à D progressent légèrement (+0,1 %), tandis que ceux des biens classés F et G reculent de 5,7 %.