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Marché de l’ancien : vers une reprise contenue en 2026 (Fnaim)


Après le net rebond de 2025, le marché immobilier dans l’ancien devrait poursuivre son rythme de croissance en 2026, mais à un rythme plus mesuré, selon la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim).

La Fnaim anticipe une hausse des volumes de transactions de 3 % cette année en France.. - © D.R.
La Fnaim anticipe une hausse des volumes de transactions de 3 % cette année en France.. - © D.R.

Porté par un regain d’activité en 2025 avec 951 000 transactions enregistrées (+12 % sur un an), le marché immobilier de l’existant est inscrit, en 2026, sur une trajectoire de consolidation.

Selon la dernière note de conjoncture publiée le 31 mars par la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim), la progression des volumes devrait se poursuivre, mais à un rythme plus modéré, estimé à 3 % sur 2026.

Une dynamique freinée par les incertitudes macroéconomiques

Si la fluidification du marché amorcée en 2025 se confirme, plusieurs facteurs structurels continuent de peser sur la reprise. Le climat économique et politique, jugé « incertain », a un impact négatif sur la confiance des ménages, tandis que le contexte international instable nourrit des tensions inflationnistes.

À cela s’ajoute un déséquilibre persistant entre l’offre et la demande, limitant toute correction significative des prix.

Dans ce contexte, la reprise observée apparaît davantage comme un « ajustement technique que comme un véritable cycle haussier durable », estime la Fnaim

Des conditions de financement sous surveillance

La question du crédit immobilier reste centrale s’agissant des perspectives de business pour 2026. Après deux années de détente, les taux immobiliers ont légèrement rebondi en début d’année. D’après les données de la Banque de France, ils sont passés de 3,09 % en décembre 2025 à 3,17 % en janvier 2026.

Un élément notable réside dans leur positionnement désormais inférieur aux taux des obligations d’État à dix ans. Cette situation, liée à la concurrence accrue entre établissements bancaires et à une perception plus risquée de la dette souveraine française, pourrait contribuer à contenir la hausse des taux immobiliers à court terme.

La Fnaim anticipe ainsi une relative stabilité des conditions de financement, sauf choc inflationniste majeur. Toutefois, le niveau atteint ces dernières années continue de freiner la mobilité résidentielle : les ménages déjà propriétaires hésitent à arbitrer leur bien, au risque de renégocier leur crédit à des conditions moins favorables, estime la Fnaim.

Prix : une stabilisation sans véritable correction

Au 1er mars 2026, les prix affichent une quasi-stagnation sur une année glissante (-0,1 %), avec toutefois de fortes disparités territoriales. Les grandes villes enregistrent une légère hausse (+0,9 %), tandis que les zones périurbaines confirment leur attractivité (+2,3 %).

Cette stabilisation ne suffit pas à compenser intégralement le choc de solvabilité provoqué par la remontée des taux depuis 2022. Néanmoins, la capacité d’achat des ménages s’est redressée entre 2024 et début 2025, portée par la hausse des revenus, la baisse relative des prix et le recul des taux.

Pour 2026, aucun levier significatif de soutien supplémentaire n’est attendu : ni baisse marquée des prix, ni détente notable des taux.