Olarchy sécurise la vente immobilière sur la blockchain


Par Elodie Buzaud | le lundi 09 juillet 2018 | Logiciels de transactions
Olarchy sécurise la vente immobilière sur la blockchain

La très jeune start-up Olarchy s’est déjà fait remarquer au MIPIM PropTech, où elle a reproduit, via sa plateforme, et pour la toute première fois, une vente immobilière sur la blockchain, une technologie de stockage et de transmission d’informations décentralisée. Michael Sigda, son co-fondateur, nous en dit plus.

Comment est née Olarchy ?

C’est le fruit d’une discussion que j’ai eu avec Antoine Yeretzian, l’un des fondateurs de Blockchain Partners, au milieu de l’année dernière. Il dirige une start-up qui a pour vocation de développer des technologies blockchain dans des entreprises qui en auraient besoin. L’équipe de Blockchain Partners a fait ses armes dans le monde de la finance et de la banque. A priori, Antoine ne connaissait pas grand-chose à l’immobilier et moi, pas grand-chose en blockchain. Nous nous sommes demandés si ces deux secteurs pouvaient se croiser. L’immobilier comporte les caractéristiques d’un marché qui pourrait se voir faciliter par la blockchain. Nous avons étudié les temps forts du cycle de vie d’un immeuble : construction, vente, rénovation, location… pour retenir le processus d’achat-vente, qui se prête le mieux au croisement avec une technologie blockchain.

Comment fonctionne Olarchy ?

Olarchy est une plateforme en ligne, un portail d’accès à l’infrastructure blockchain, qui permet de stocker des informations de manière sécurisée et décentralisée. En première intention, nous l’avons développée pour les investisseurs institutionnels, mais, de l’institutionnel à la vente pour particuliers, il n’y a qu’un pas. Sur ce marché, l’agent immobilier serait le point d’entrée. Nous pourrions imaginer que dès l’obtention du mandat de vente, il accèderait à la plateforme pour enregistrer chaque information, chaque document : mandat, dossier technique amiante, offre d’achat, etc. Le notaire aurait également accès. Chaque information déposée sur la blockchain a une empreinte digitale unique. Cela permet d’attester les informations transmises de manière certaine, comme les fonds d’un acheteur par exemple. Aujourd’hui, une vente dure six mois. Grâce à la blockchain, elle pourrait être réduite à un mois si l’administration pouvait elle aussi se connecter à la plateforme. La transaction aurait toujours lieu via un notaire, c’est bien lui qui signe l’acte authentique de vente qui peut ensuite être enregistré et stocké sur la blockchain.

Où en êtes-vous de votre développement aujourd’hui ?

La solution est quasi-opérationnelle. Pour l’instant, nous sommes trois à travailler dessus et la plateforme en est à l’étape du démonstrateur. Nous sommes à la recherche de plusieurs partenaires financiers et de testeurs. Nous recherchons plutôt des institutionnels, mais si une grande agence levait la main pour la tester sur ses transactions, nous le ferions aussi ! Notre objectif, c’est de la commercialiser à partir de début 2019. Le modèle économique envisagé, pour les grands institutionnels, est un abonnement de l’ordre de quelques milliers d’euros par an et un pourcentage d’honoraire du montant de la transaction. Pour le marché des agences, il faudrait que le ticket d’entrée soit faible, de l’ordre de quelques centaines d’euros.

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