Le MIPIM PropTech met l’accent sur les enjeux de demain


Par Elodie Buzaud | le jeudi 28 juin 2018 | Sites internationaux
Le MIPIM PropTech met l’accent sur les enjeux de demain

Les professionnels de l’immobilier se sont retrouvés à l’occasion de la 1ère édition du MIPIM PropTech Europe, organisée à Paris la semaine dernière. Les grands enjeux de l’innovation comme le Big Data, l’intelligence artificielle et la blockchain ont été sur toutes les lèvres. 

Après une première édition en septembre 2017 à New York, Reed Midem a organisé le premier MIPIM PropTech, version réduite du MIPIM de Cannes, à Paris, du 19 au 21 juin 2018. Entièrement dédié à la PropTech, le salon a rassemblé pas moins de 1 000 sociétés venues de plus de 40 pays et une centaine d’intervenants. Si elles n’ont pas toutes les mêmes préoccupations et n’interviennent pas sur les mêmes marchés, toutes reconnaissent les grands enjeux à prendre en compte pour l’immobilier de demain, à savoir, les nouvelles possibilités offertes par le Big Data, l’intelligence artificielle et la blockchain.

Le Big Data pour récupérer des mandats

Le Big Data continue de stimuler les entrepreneurs de la Prop Tech et reste un sujet à suivre pour les professionnels de l’immobilier. « Les outils que nous proposons basés sur le Big Data permettent d’accéder à des informations qui peuvent permettre aux professionnels d’améliorer leur prospection, leur collecte d’informations sur les biens, voire même de récupérer des mandats », explique Eliott Godet, co-fondateur de Kadran, l’une des sociétés initiatrices du nouveau mouvement The French PropTech. De son côté, l’intelligence artificielle offre des solutions qui peuvent - entre autres - simplifier les process administratifs. Plusieurs entreprises comme Drooms proposent des "datarooms", des plateformes de gestion documentaire qui permettent de partager les documents nécessaires à une transaction immobilière entre les différents acteurs impliqués et d’exploiter ces documents afin de repérer, par exemple, les clauses essentielles d’un contrat. Le but ? « Permettre aux professionnels de gagner du temps grâce aux possibilités offertes par le deep machine learning et la reconnaissance optique de caractères (OCR) », expliquait Alexandre Grellier, directeur de Drooms, lors de la conférence dédiée à la LegalTech.

Vendre un bien sur la blockchain ?

Certaines start-up s’intéressent également à la blockchain, cette technologie de stockage et de transmission d'informations sans organe de contrôle. C’est le cas, par exemple, de My Notary, start-up qui propose une plateforme collaborative qui réunit tous les intervenants dans la vente immobilière. « Nous avons des avants-contrats (compromis de vente) sur Ethereum, une blockchain publique, explique Sacha Boyer, co-fondateur. Pour nous, la blockchain permet de retrouver une notion d’original dans un monde complètement dématérialisé, de donner une preuve parfaite. La blockchain offre pour le moment une solution de stockage, mais elle pourrait devenir beaucoup plus intéressante si, demain, le cadastre est mis sur la blockchain. » Si la blockchain en est encore à ses balbutiements, ils sont plus que prometteurs. C’est ce qu’a prouvé HBS-Research, spécialisée dans la gestion d’information immobilière, qui a reproduit, pour la première fois, la cession d’un immeuble sur la blockchain en direct de ce MIPIM PropTech Europe.

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