Franchise

« Nous devrions dépasser les 7 % de parts de marché dans l’ancien » (Olivier Descamps, iad)


Olivier Descamps, directeur général France d’iad, revient, pour Immomatin, sur les performances commerciales du réseau, ses ambitions de recrutement et le déploiement de nouveaux outils d’intelligence artificielle à la veille de l’ouverture du salon RENT, à Paris.

Olivier Descamps, directeur général d’iad France. - © D.R.
Olivier Descamps, directeur général d’iad France. - © D.R.

Quelle lecture faites-vous de la situation actuelle du marché immobilier ?

La conjoncture immobilière est loin d’être favorable. Entre l’instabilité du contexte internationale, les tensions sociales en France et les échéances électorales de l’an prochain - avec les incertitudes politiques et fiscales qui les accompagnent -, nous avons, devant nous, davantage de nuages que de ciel bleu.

Cela étant, même si le climat n’est pas favorable aux affaires, chez iad nous continuons à surperformer le marché.

Dans quelles proportions ?

Alors que le marché s’affiche en décroissance, pénalisé notamment par un deuxième semestre plus difficile que le premier, notre réseau continue de gagner des parts de marché : nous devrions dépasser la barre des 7 % et tendre vers les 8 % l’an prochain.

A fin septembre, notre croissance en volume a atteint 12 % sur un an

A fin septembre, notre croissance en volume de transactions a atteint 12 % sur douze mois glissants, soit près de 67 000 actes authentiques signés sur la période.

Quels facteurs pèsent encore néanmoins sur la dynamique du marché immobilier ?

Le souci majeur reste l’attentisme des porteurs de projets immobiliers. Le transformation dudit projet en acte d’achat s’allonge. Les acquéreurs sont également dans la négociation.

Aussi, dans un contexte de hausse des taux d’intérêt, les vendeurs doivent nécessairement revoir leurs prétentions à la baisse pour permettre aux acquéreurs de conserver des mensualités compatibles avec leur capacité de financement.

Le souci majeur reste l’attentisme des porteurs de projets immobiliers

C’est tout l’enjeu aujourd’hui. À nous, professionnels de l’immobilier, de leur faire prendre conscience de cette réalité.

Comment vos effectifs de conseillers ont-ils évolué ces derniers mois ?

A fin septembre 2026, nous en comptions 1 500 de plus qu’un an plus tôt. Nous avons ainsi dépassé la barre des 16 000 entrepreneurs. Et nous maintenons cet objectif d’en recruter une centaine de nouveaux chaque mois.

Nous avons dépassé la barre des 16 000 entrepreneurs

Si l’environnement économique, politique et social le permet, notre volonté est d’approcher la barre des 17 000 fin 2027.

Mais surtout, nous sommes attachés non pas à recruter coûte que coûte, mais bien à faire réussir les entrepreneurs qui nous rejoignent.

L’appétence pour l’entrepreneuriat reste vif en France, ainsi que vient de le révéler un étude que vous avez menée. Mais à condition d’être accompagnés.

En effet, selon les conclusions de l’Observatoire iad 2026 du bien-être entrepreneurial, 66 % des salariés interrogés seraient davantage enclins à se lancer dans l’entrepreneuriat s’ils bénéficiaient d’un accompagnement adapté. Les Français veulent entreprendre, mais pas seuls. Dans l’immobilier, ils veulent être accompagnés d’un réseau, d’une marque forte.

Les Français veulent entreprendre, mais pas seuls

Cette accompagnement passe principalement par la formation métier et continue. Chez iad, nous comptons 220 espaces de cohésion et de formation, animés par près de 500 formateurs.

Au-delà de la formation, quels nouveaux outils, notamment liés à l’intelligence artificielle, mettez-vous à disposition de vos conseillers pour les accompagner dans leur activité ?

Nous avons, en ce sens, nettement accéléré ces derniers mois avec la mise à disposition, pour nos conseillers, d’outils d’IA.

Après la retouche des photos et la rédaction des annonces, nous venons de lancer l’intelligence artificielle vocale au service du terrain avec Playiad Voice.

Grâce à la reconnaissance vocale et à l’intelligence artificielle, Playiad Voice permet aux conseillers iad de saisir les informations relatives aux biens immobiliers, de générer automatiquement des documents commerciaux et des comptes rendus de visite, puis de synchroniser l’ensemble de ces données avec les outils du réseau.

Avec toujours cet objectif : leur libérer du temps pour qu’ils puissent être davantage auprès de leurs clients. Une semaine après son lancement, 500 conseillers du réseau avait déjà téléchargé l’outil.

Les portails d’annonces immobilières intègrent, eux aussi, de plus en plus l’IA générative dans leurs services. Comment percevez-vous cette évolution ?

Si cette recherche immobilière directe entre le client et le réseau immobilier (qui détient la data) permet de chahuter le rapport de force entre ces portails et nous, acteurs de la transaction, je suis preneur !

Vous serez présents au salon RENT, qui ouvre ses portes demain à Paris. Qu’attendez-vous de ce rendez-vous ?

Au-delà des sujets tech auxquels nous sommes très liés, le RENT est LE rendez-vous des professionnels de l’immobilier.

Le RENT est LE rendez-vous des professionnels de l’immobilier

C’est aussi un lieu privilégié pour échanger avec nos conseillers, puis avec nos confrères, les acteurs du marché.

Notre stand, installé jute à l’entrée du salon, sera également un lieu où les professionnels de l’immobilier pourront venir en savoir plus sur notre modèle et discuter avec nous.