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Ublo, le logiciel qui crée du lien entre bailleurs et locataires

Par Christian Capitaine | le | Logiciels de gestion

Depuis mars 2021, le logiciel de gestion immobilière Ublo s’adresse aux bailleurs privés et sociaux avec l’objectif de faciliter les interactions entre leurs gestionnaires, les locataires et les prestataires extérieurs. Avant d’attaquer prochainement, confie son CEO Flavien Douetteau, le marché des syndics de copropriété.

Pour se lancer, la plateforme Ublo s’est appuyée sur une levée de fonds de 625 000 euros - © D.R.
Pour se lancer, la plateforme Ublo s’est appuyée sur une levée de fonds de 625 000 euros - © D.R.

Tisser du lien entre les parties prenantes, améliorer leur communication, tout en automatisant une série de tâches et d’actions afin de gagner en efficacité. Telle est la vocation d’Ublo, le nouveau logiciel de gestion immobilière en mode SaaS destiné (pour l’heure) aux bailleurs sociaux et privés dont la commercialisation est effective depuis mars 2021.

A l’origine du projet, deux associés : Flavien Douetteau, ancien dirigeant du secteur bancaire (BNP Paribas, Agence France Locale, Margo Bank) et Agathe Machavoine, normalienne et agrégée, experte en design d’interface (ou comment rendre un logiciel à la fois beau et simple à utiliser).

Flavien Douetteau, CEO d’Ublo - © D.R.
Flavien Douetteau, CEO d’Ublo - © D.R.

« En concevant cet outil, nous avons, avant tout, pensé aux gestionnaires des copropriétés et à leurs résidents, avec cette idée de faciliter entre eux les interactions, mais également avec l’ensemble des prestataires extérieurs, qu’ils soient par exemple plombiers, chauffagistes ou électriciens », explique Flavien Douetteau, CEO de la startup, dont la mise sur orbite a pu s’appuyer sur une levée de fonds de 625 000 euros réalisée auprès de dix-sept investisseurs, dont Xavier Niel, fondateur d’Iliad (Free).

Quels usages pour le bailleur et le locataire ?

Côté bailleur, l’outil permet au gestionnaire d’automatiser l’ensemble des tâches de gestion courante (les remontées d’incidents), puis de suivre l’avancement de tous ses dossiers (entrée des locataires, rapport des prestataires…) « Il lui permet également de réaliser, auprès des résidents, des enquêtes de satisfaction, avec l’objectif de disposer de métriques issues de ces enquêtes », ajoute Flavien Douetteau.

Côté locataire, la plateforme, qui s’appuie également sur une application mobile, permet de chercher un logement (les annonces des bailleurs y sont référencées), de réserver un service (un espace partagé de coworking, des heures de tâches ménagères, le déménagement d’un mobilier, etc.), d’accéder à l’ensemble de ses documents (coffre-fort numérique), de déclarer les sinistres et de répondre aux enquêtes de satisfaction.

Objectif 2022 : 150 000 lots gérés

Pour se doter de l’outil, le bailleur doit souscrire un abonnement mensuel (sans frais caché) qui dépend du nombre de lots en gestion. Il faut compter, au départ, cinq euros par lot, en sachant que le tarif devient dégressif en fonction du nombre de lots gérés.

« Pour l’heure, nous comptons une dizaine de clients, et notre objectif est d’en recenser une vingtaine à la fin de l’année, pour arriver, à horizon fin 2022, sur un nombre de lots gérés approchant les 150 000 », affirme le CEO de la plateforme, qui compte déjà dix-sept collaborateurs.

Outre les bailleurs, l’outil vise une seconde typologie de clients : les syndics de copropriété. « Avant de nous attaquer à ce marché, nous souhaitons, d’abord, prouver l’efficacité de l’outil auprès de nos clients bailleurs. Nous espérons ainsi convaincre les syndics de copropriétés de se doter de notre solution dans les prochains mois, en accélérant la phase de commercialisation en 2022, table le CEO d’Ublo. Et, surtout, en leur démontrant que notre projet n’est pas de les remplacer, mais bien de les équiper !  »

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