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Baromètre Guy Hoquet l’immobilier : les prix de l’immobilier ont continué d’augmenter en 2022

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Avec plus de trois millions de biens analysés sur plus de quinze portails immobiliers de particuliers et de professionnels, le baromètre Guy Hoquet l’Immobilier est, à ce jour, le plus exhaustif du marché immobilier ancien. Décryptage de la dernière édition avec Séverine Amate, porte-parole de Guy Hoquet l’Immobilier, qui dresse le bilan de l’année 2022 et les perspectives à venir.

Séverine Amate, porte-parole de Guy Hoquet l’Immobilier. - © D.R.
Séverine Amate, porte-parole de Guy Hoquet l’Immobilier. - © D.R.

Quel bilan du marché immobilier ancien peut-on tirer de cette année 2022 ?

Avec plus d’un million de transactions réalisées sur les 12 derniers mois, le bilan est relativement positif si l’on se fie aux chiffres des notaires. Selon notre baromètre qui s’intéresse uniquement aux biens anciens, 1 bien ancien sur 3 a trouvé preneur en 2022 et plus de 8 biens sur 10 ont été commercialisés par un intermédiaire.

Un chiffre extrêmement valorisant puisqu’il est en hausse, ce qui signifie que dans l’intermédiation le rôle des professionnels a encore été amplifié sur les 12 derniers mois.

L’offre a été extrêmement dynamique puisque le marché de l’ancien a enregistré une hausse de 4,8 % de biens en plus par rapport à 2021, et avec + 7,8 % en 1 an, les prix ont continué d’augmenter significativement.

Comment expliquez-vous un tel pourcentage, quand d’autres réseaux situent une hausse des prix autour de 4 % ?

Le Baromètre Guy Hoquet l’Immobilier a la particularité d’analyser 15 portails immobiliers de particuliers et de professionnels, tels que SeLoger, Leboncoin, Le Figaro Immobilier, Bien’ici, PAP ou encore des sites dédiés à l’immobilier de prestige. Cette analyse complète qui n’exclut ainsi aucun segment du marché immobilier ancien nous permet d’être particulièrement exhaustif et au plus près de la réalité. 

Quelle tendance se dégage aujourd’hui sur ce marché immobilier ?

Nous devrions avoir une analyse plus fine à la fin du premier trimestre, puisqu’il nous faut attendre de voir quel sera le comportement des acheteurs. La révision mensuelle du taux d’usure sera certainement un élément libérateur pour les 42 % de ménages qui ont été bloqués en fin d’année selon Crédit Logement dans le financement de leur projet et ceux qui se sont exclus automatiquement du marché sans même candidater.

Comment se porte le pouvoir d’achat des Français ?

Les Français sont pris au quotidien dans un étau où tous les coûts de la vie augmentent, que cela soit au niveau de l’énergie, de la consommation, mais aussi des taux.

En ce qui concerne l’immobilier, l’augmentation des prix a grevé le budget des ménages. Le budget moyen pour une maison individuelle a ainsi été de 344 000 euros en 2022, soit une hausse 8,1 % en 1 an. Partant du principe que l’apport moyen en France est de 50 000 euros, le coût du crédit immobilier a augmenté de 36,1 % sur les 5 derniers mois de l’année.

Si le pouvoir d’achat continue d’être malmené, les projets immobiliers des ménages risquent d’être fortement impactés et creuser encore la fracture sociale dans l’accès au logement.

Selon votre baromètre, comment se structure aujourd’hui le marché immobilier ?

En 2022, le marché a été tiré à nouveau par les villes moyennes et l’appel des maisons individuelles qui s’essouffle depuis la fin d’année. Les Français se sont un peu reculés et ont réussi finalement à acquérir un bien dans ces eldorados qui ont émergé post-COVID.

Alors que seulement 20 % de la population française est aujourd’hui concernée par le télétravail il va être intéressant d’observer si ces villes moyennes vont continuer d’attirer les porteurs de projets à l’heure où les coûts liés au trajet domicile-travail risquent de toujours plus grever le budget des ménages.

Les grandes métropoles se sont, quant à elles, un peu stabilisées en termes de prix. Seule Marseille a enregistré une augmentation de près de 10 %, mais elle rattrape aujourd’hui son retard et force est de constater que le prix moyen au mètre carré reste tout de même raisonnable (4180 euros/m2).

Pour 2023, quelles sont les perspectives pour ce marché immobilier de l’ancien ?

L’interdiction de louer les biens les plus énergivores qui concerne d’ores et déjà 90 000 d’entre eux sur ce début d’année pourrait venir abonder l’offre de stock de biens à la vente et ainsi continuer de dynamiser le marché. La révision du taux d’usure sera un sésame précieux pour les acquéreurs déçus et auto-censurés.

Pour éviter toute fracture sociale, il est néanmoins indispensable que le Gouvernement repense la politique du logement et du vivre ensemble pour les 20 ou 30 prochaines années.

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