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« Pour 2021, nous anticipons une baisse limitée des prix de 1 % au niveau national »

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Après une année 2020 marquée par l’épidémie de Covid-19, le marché immobilier semble être entré dans une phase de stabilisation des prix. C’est en tout cas, ce que révèle la dernière édition du baromètre Meilleurs Agents publiée en ce début d’année. Thomas Lefebvre, Directeur scientifique de Meilleurs Agents, revient sur l’année écoulée et détaille les perspectives du marché de l’immobilier pour 2021.

Meilleurs Agents - © D.R.
Meilleurs Agents - © D.R.

Il y a un an, personne n’aurait pu imaginer que le marché immobilier serait stoppé net dans son élan. Quel bilan tirez-vous de cette année si particulière ?

Avec un début d’année en fanfare, une mise à l’arrêt total au moment du premier confinement, un regain de dynamisme à la sortie de celui-ci et un nouveau coup de frein durant le deuxième, le marché immobilier est passé en 2020 par tous les états. Pour autant, celui-ci a plutôt résisté, notamment en termes de volume de transactions. Si le nombre de ventes a fortement chuté au printemps avec environ 270 000 ventes non réalisées, le regain d’activité qui s’en est suivi a permis de rattraper en grande partie le retard. Selon les anticipations du Conseil supérieur du notariat, l’année devrait se conclure sur un total de 960 à 990 000 ventes. Un chiffre qui placerait 2020 à un niveau comparable à celui de 2017, soit la 3e meilleure année en matière de nombre de ventes.

Et côté prix ?

Là aussi, le marché a bien résisté avec 2,1 % d’augmentation dans l’ensemble de l’Hexagone. Si l’ensemble des segments du marché de l’immobilier ne montre pas de baisse de prix sur les 12 derniers mois, il serait trompeur d’analyser uniquement cette évolution. Le confinement de mars a marqué un changement de dynamique avec une inflexion de la courbe des prix. Ce ralentissement est particulièrement visible à Paris et dans les dix plus grandes villes de France. Alors que les prix dans la capitale avaient bondi de 8 % en 2019, ils n’ont grimpé « que » de 1,8 % cette année. Même constat dans les grandes métropoles dont la hausse s’est limitée à 2,6 % contre 5,2 % en 2019.

À quoi peut-on s’attendre pour 2021 ?

Le marché immobilier ne sortira pas indemne de la crise économique qui s’annonce, mais il ne devrait pas non plus s’effondrer notamment grâce au maintien de la confiance des ménages et des taux d’emprunt qui resteront exceptionnellement bas. Malgré le durcissement actuel des conditions d’octroi de prêt, les banques semblent prêtes à jouer pleinement leur rôle de financeur. 2021 pourrait donc continuer à offrir des conditions exceptionnelles d’achat. La majorité des particuliers (62 % de vendeurs et 56 % d’acquéreurs) pensent finaliser leurs projets dans moins de 6 mois. Au regard de ces éléments, nous anticipons une baisse limitée des prix de 1 % au niveau national en 2021. Mais, cette prévision est à prendre avec prudence tant l’évolution du marché et de ses fondamentaux dépendra de celle de l’épidémie de coronavirus.

La démocratisation du télétravail va-t-elle conduire à un changement structurel de la demande ?

Au printemps, le télétravail est passé en quelques jours de phénomène marginal à une pratique de masse, ouvrant la possibilité d’une décorrélation entre le domicile et le lieu de travail. À l’issue du premier confinement, nombreux étaient les habitants des grandes métropoles à affirmer vouloir quitter la ville au profit de la campagne. Plusieurs mois après, peu d’entre eux ont réellement sauté le pas. Même si un nouvel équilibre entre distanciel et présentiel se dessinera à l’issue de la crise sanitaire, je ne pense pas qu’elle le soit avant un certain temps. Cet hypothétique exode urbain ne devrait pas concerner les zones les plus rurales de l’Hexagone mais au contraire se focaliser sur les villes moyennes.

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