Les start-up de la Proptech, grandes stars de 2018 !


Le vendredi 01 mars 2019 | Logiciels de transaction
Les start-up de la Proptech, grandes stars de 2018 ! - D.R.
La Proptech française a le vent en poupe ! En 2018, les start-up de l’immobilier et de la construction ont levé 204 millions d’euros auprès d’investisseurs, contre 177 millions en 2017. Pourtant, la France voit reculer le nombre de création de start-up. Doit-on y voir un signe de maturité de l’industrie immobilière ? Zoom sur les enseignements de la seconde édition du Baromètre, édité par l’association Real Estech

Une chute du nombre de créations de start-up

En 2018, 40 start-up de l’immobilier et de la construction ont vu le jour, contre une centaine en 2017. Citons notamment Liberkeys, Cautioneo, Unkle, Dili… D’après Real Estech, 70 % des start-up encore actives en 2018 (soit 420 sociétés dont 320 sur le seul segment de l’immobilier) ont été créés entre 2015 et 2017. « En 2015, une brèche s’est ouverte et beaucoup d’entrepreneurs de la Realtech s’y sont engouffrées. Il n’était pas rare de voir se lancer jusqu’à 6 acteurs sur le même domaine d’activité. Aujourd’hui, cette chute du nombre de créations est également observée en Allemagne depuis deux ans ainsi que dans le domaine de la Fintech », décrypte Vincent Pavanello, co-fondateur du mouvement Real Estech. Cette chute significative du nombre de start-up ne signifie pas que l’écosystème de la Proptech - difficile à circonscrire tant certains acteurs sont à cheval sur plusieurs marchés - n’est plus en effervescence. Au contraire. « Le secteur arrive à maturité : l’engouement laisse place à la maturation des projets », résume-t-il.

62 levées de fonds en 2018

En 2018, les start-up françaises de la Proptech ont levé 204 millions d’euros. C’est 15 % de plus qu’en 2017, où elles avaient récolté 177 millions en 2017. A titre de comparaison, celles de la Foodtech et de la Fintech ont respectivement levé 220 et 365 millions. Au total, 62 levées de fonds ont été effectuées par les jeunes pousses de la Proptech, contre 54 en 2017. « Nous constatons que l’argent investi en « early stage » stagne voire baisse. Il y a donc moins d’argent octroyé en phase d’amorçage. Toutefois, le montant des levées de fonds de séries A, B et C explose« , explique Vincent Pavanello. Un phénomène de compensation plutôt rassurant : cela signifie que les start-up immobilières génèrent du chiffre d’affaires et, à ce titre, suscitent l’intérêt des investisseurs. En 2018, plusieurs start-up de l’immobilier ont boucler des tours de table particulièrement importants : le spécialiste de la photographie Meero, qui a levé 38 millions d’euros en juillet 2018, le portail Bien’ici, qui a récolté 10 millions d’euros en décembre ou encore l’agence sans commission Proprioo, qui a levé 5 millions d’euros en mai 2018. Pour autant, pas encore de quoi rivaliser avec les start-up présentes outre-Atlantique, dont les levées de fonds dépassent parfois le milliard.

Top 10 des levées et opérations M&A en 2018

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(Source : Real Estech)

De bonnes perspectives en 2019

En 2018, cinq acteurs français de la Realtech ont été rachetés, dont deux directement dans le secteur de l’immobilier : la plateforme d’enchères en ligne Kadran, acquise par EP ainsi que la plateforme de conciergerie dédiée à la location de courte durée Luckey, rachetée par le géant Airbnb.  »Une tendance qui devrait s’accélérer en 2019« , selonVincent Pavanello. Même s’ils sont plus timides que les années précédentes, les grands groupes ont également investi dans les start-up de la PropTech en 2018,  »signe de la conviction partagée que les métiers traditionnels doivent évoluer", indique le baromètre de Real Estech. CA Immobilier a par exemple investi dans Liberkeys tandis que le promoteur bordelais IDEAL a accompagné Hubstairs, spécialisé dans la modélisation 3D pour aménagement intérieur. En 2019, nul doute que les investissements ne se tariront pas. L’intérêt des investisseurs devrait se porter sur les start-up de la Proptech maîtrisant les technologies d’intelligence artificielle, de Big Data, d’objets connectés et de blockchain.

Aurélie Tachot

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