La visite virtuelle de YetiVisit arrive en France


Le lundi 20 mai 2019 | Visites virtuelles
La visite virtuelle de YetiVisit arrive en France - D.R.
Nouvel acteur dans le secteur de la visite virtuelle, YetiVisit voit grand ! La start-up, suisse ambitionne de conquérir le marché français grâce à un service « à la carte » et plusieurs innovations en matière de modélisation 3D. Explications avec Raynald Salah, fondateur et directeur général

 

Quelle est la genèse de YetiVisit ?

Nous avons créé YetiVisit en avril 2018, après deux ans de test et d’accompagnement de la part de professionnels de l’immobilier. Je suis analyste programmeur de formation, et photographe agréé Google Street View depuis 2015. J’ai très vite rencontré des professionnels de l’immobilier qui, malgré un intérêt pour la visite virtuelle, estimaient que l’offre de Google n’était pas adaptée à leurs besoins. Grâce à la visite virtuelle, les biens sont présentés sans artifice : la transparence est totale. Aujourd’hui, nos clients parmi les professionnels de l’immobilier créent leurs propres visites virtuelles via notre application mobile (iOS et Android) ou grâce à un appareil photo adapté. Conscients que les agents immobiliers ne sont ni des développeurs, ni des photographes, nous avons développé un service qui automatise un maximum de tâches. 

Comment vous différenciez-vous ? 

Notre principale différenciation est notre politique tarifaire. Nous n’avons pas souhaité mettre en place de tarifs « paliers ». Nous avons opté pour un abonnement de 29 euros par mois pendant un an (après une période d’essai gratuite de 10 jours). Ce tarif couvre les frais d’usage comme le service informatique, les serveurs ou les frais d’hébergement. Ensuite, chaque visite virtuelle publiée coûte 2 euros par mois. Grâce à ce système, le professionnel accède à notre service et paye ensuite ce qu’il utilise. En outre, la visite virtuelle peut être archivée gratuitement sur nos serveurs. Par ailleurs, nous proposons deux services complémentaires : le home staging virtuel 360 afin de mettre en valeur des biens en ajoutant des meubles en 3D et la modélisation 3D sur plans de sol pour permettre aux clients de découvrir les espaces et les volumes. 

Pourquoi avez-vous choisi de vous étendre sur le marché français ? 

La Suisse est un petit pays en termes de population mais aussi d’agents immobiliers. L’idée est donc de nous développer très rapidement au niveau européen, avec un tarif attractif. Tous nos outils sont trilingues (français, anglais, allemand). En outre, le besoin est plus important dans un pays comme la France, où certains biens peuvent rester en vente pendant un an, qu’en Suisse où les délais de vente sont très courts. La visite virtuelle permet de faire gagner du temps sur la vente ou la location d’un bien. Par ailleurs, la France fait partie de ces pays attractifs pour les acheteurs étrangers, une clientèle particulièrement concernée par la visite virtuelle. Enfin, nous envisageons d’adapter notre modèle pour les particuliers, en proposant notamment à des photographes indépendants de réaliser des visites virtuelles. Le marché entre particuliers est énorme et sur notre chat en ligne, 60 % des demandes viennent de particuliers !

Calixte de Procé

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