L’accession à la propriété freinée par la peur du chômage


Le jeudi 18 juillet 2013 | Sites pour les professionnels
L’accession à la propriété freinée par la peur du chômage - D.R.
D’après une enquête réalisée par AvendreALouer et OpinionWay, les difficultés économiques, la précarité de l’emploi et la progression du chômage seraient aujourd’hui les principaux freins à l’accession à la propriété des Français. Et mauvaise nouvelle pour les professionnels de l’immobilier, le budget moyen alloué à l’achat serait en baisse… Décryptage

Pour la cinquième année consécutive, AvendreALouer, avec le concours d’OpinionWay, a interrogé les Français sur leur logement et l’immobilier. Réalisée auprès d’un échantillon de 1 002 personnes âgées de 18 ans et plus, l’étude de l’Observatoire AvendreALouer révèle une inquiétude des Français face à l’avenir. Selon cette dernière, seules 21 % des personnes interrogées auraient, cette année, un projet d’achat immobilier. Si la part d’intentionnistes ne subit qu’une légère érosion par rapport à 2012 (23 %), elle baisse tout de même de 3 points par rapport à 2011 (26 %).

Les freins à l’accession à la propriété

Dans un contexte économique difficile, plus de 8 intentionnistes sur 10 déclarent rencontrer des freins dans leur projet d’accession à la propriété. Parmi les principaux obstacles, on retrouve la peur du chômage. Ainsi, 19 % des intentionnistes déclarent avoir retardé leur projet d’achat en raison d’un emploi non stable, soit 8 % de plus qu’en 2012. Autre difficulté révélée par l’étude : un apport insuffisant. 43 % d’entre eux assurent ainsi devoir encore économiser pour obtenir un meilleur apport. Un résultat peu encourageant lorsque l’on constate que cette part a augmenté de 12 % en deux ans.

Moins de budget, mais plus de prêts

L’étude met également en exergue une baisse du budget alloué au projet d’achat immobilier. La moyenne s’évalue ainsi à 203 700 euros, soit un budget en baisse de 30 800 euros par rapport à l’année 2012. 7 Français sur 10 déclarent avoir un budget inférieur à 200 000 euros et 3 sur 10 annoncent posséder un budget supérieur à ce montant. Un point positif à noter, tout de même : les Français rencontreraient, cette année, moins de difficultés pour obtenir un prêt. Seul 14 % évoquent ce frein, contre 17 % l’an dernier. Une baisse liée a priori aux taux de crédits bas et à un assouplissement des conditions d’attribution des prêts. Autre bonne nouvelle, malgré les difficultés rencontrées, le délai moyen de concrétisation du projet d’achat n’a guère bougé en une année. Il s’établit à 10,6 mois en 2013, contre 10,7 mois en 2012.

Stéphanie Marpinard

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