My expat assure la transaction immobilière à distance


Le lundi 25 février 2019 | Sites pour les particuliers
My expat assure la transaction immobilière à distance - D.R.
Destiné aux Français expatriés souhaitant réaliser à distance un investissement locatif dans leur pays d’origine, My expat gère la démarche de A à Z. Positionnée sur Paris, Lyon et Bordeaux, la start-up réalise ainsi par le biais de sa plateforme plus d’une centaine de transactions par an. Comment fonctionne-t-elle ? Comment travaillent ses chargés de projet 

 ? Réponses.   

Imaginé par Florent Vaudelin, ingénieur en finance de marché, lui-même de retour de New-York après une expatriation, My expat a été créé en 2010. A l’époque, la plateforme, à l’instar d’une conciergerie, avait pour vocation de répondre à distance à toutes les problématiques administratives relatives à un détachement professionnel à l’étranger. « En 2014, Florent a décidé de recentrer l’activité du site exclusivement sur l’immobilier. Et plus exactement sur l’investissement locatif. Dès lors il a cherché à s’associer avec quelqu’un de plus technique afin de développer une plateforme où toutes les étapes, de la définition du projet à  la transaction immobilière, seraient digitalisées. Etant ingénieur en informatique, je l’ai alors rejoint en 2015 pour m’atteler à cette tâche  », témoigne  Clémence Desneiges, associée CTO/CMO. Dédié aux Français expatriés, la plateforme permet de réaliser un investissement locatif sans jamais quitter son pays de résidence. En premier lieu, les futurs acheteurs envoient un e-mail sur la plateforme, puis sont recontactés par les commerciaux de la start-up qui s’assurent alors de la faisabilité de leur projet. « Une fois le contrat signé, un chargé de projet les accompagne alors pas à pas dans la démarche. Tous les échanges se font par le biais d’une autre plateforme dénommée Escale. Ce workflow est régit autour de quatre étapes, la préparation, la recherche, le financement et l’achat. L’outil entièrement automatisé permet de s’informer de l’avancée du projet, de recevoir et d’envoyer des documents, d’effectuer des paiements en ligne… Et bien entendu de communiquer avec son chargé de projet  », explique Clémence Desneiges.   

95 % des investisseurs ne visitent jamais leur bien

Avec des clients dans plus d’une cinquantaine de pays (Etats-Unis, Royaume-Unis, Singapour, Dubaï…), My expat réalise entre 100 et 150 transactions par an. 80 % des produits sont des 2 pièces. 20 % sont des logements plus conséquents qui dépassent parfois le million d’euros. « Pour Paris nous acceptons uniquement les projets qui dépassent 220 000 €. Pour Lyon et Bordeaux, ils doivent atteindre 130 000 €. Notre rétribution n’est pas régi par un pourcentage, mais au cas pas cas selon la typologie du bien. Par exemple, à Paris, pour un appartement de 220 000 euros, entre 18et 20 m², situé dans le 10ème, notre commission peut s’élever à 14 000 € TTC  », commenteClémence Desneiges. D’un point de vue organisationnel, My expat emploie 9 salariés en CDI, dont 2 chargés de projet à Paris et un pour chaque ville de province. « Nous n’avons aucun agent immobilier. Nos chargés de projet sont à la fois des chasseurs mais aussi des gestionnaires administratifs. Ils travaillent en partenariat avec des dizaines d’agences qu’ils contactent ou inversement quand des biens correspondent à leur cible  », précise Clémence Desneiges. En moyenne un projet dure entre 6 et 8 mois. L’étude s’étale sur une quinzaine de jours, la recherche de 1 à 2 mois, le financement de 3 à 4 et la procédure d’acte environ 1 mois. 95 % des investisseurs ne visitent jamais leur bien avant l’achat. La démarche s’effectue par procuration, permettant ainsi au chargé de projet de se substituer à l’acheteur. A l’avenir MyExpat ambitionne de se développer en Europe, notamment en Belgique, en Suisse et en Allemagne.

Gérald Dudouet

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