Meero ouvre des bureaux aux quatre coins du monde


Par Gaëlle Fillion | le jeudi 08 novembre 2018 | Photos Immo
Meero ouvre des bureaux aux quatre coins du monde

Après avoir levé 15 millions d’euros en septembre 2017 puis 45 millions de dollars en juillet dernier, la start-up française Meero, qui réalise des reportages photos et vidéo dans près de 100 pays, vient de prendre ses quartiers à New York et à São Paulo… avant d’ouvrir des bureaux à Sydney et Tokyo dans les prochaines semaines.

Chez Meero, les chiffres donnent le vertige. Quatre ans après sa création, la start-up française compte plus de 300 salariés, dont une trentaine à New York, où un bureau vient d’être inauguré. "Nous visons 50 personnes d’ici la fin de l’année 2018, avec l’optique de monter à 200 dans les 8 à 10 mois. Nous étions déjà actifs aux Etats-Unis avec un réseau de 15 000 photographes. C’est dans ce pays que nous faisons la plus grande partie de notre chiffre d’affaires à l’international", explique Thomas Rebaud, fondateur et CEO de Meero. Gérer tous les clients internationaux depuis Paris était devenu pénible en termes d’organisation, décalage horaire oblige… La jeune pousse fait donc le pari de la décentralisation. Juste avant l’été, Meero s’était installé au Brésil, d’où officient "3 à 4 salariés". Début novembre, la start-up inaugurera son bureau australien, qui gèrera également l’Asie du sud… Puis elle posera ses valises au Japon d’ici la fin de l’année, pour s’occuper de l’Asie du Nord, notamment du colossal marché de la Chine voisine.

L’immobilier, un marché si porteur ?

Si le shooting immobilier reste son cœur de business historique, Meero s’est largement diversifié dans les secteurs "food" et "e-commerce". "Aujourd’hui, l’immobilier offline pèse entre 10 % et 15 % de notre chiffre d’affaires", indique le CEO. La start-up a rapidement dû internationaliser ses services pour répondre à des demandes globales d’acteurs digitaux comme AirBnB, par exemple, qui a besoin de reportages photos standardisés partout dans le monde. Maintenant qu’elle a vraiment un pied aux Etats-Unis, la start-up va-t-elle parvenir à séduire en masse les brokers américains ? "La population américaine n’est que 5 ou 6 fois celle de la France et pourtant, il y a 50 fois plus d’agents. Le marché de la photo dans immobilier est plus mature aux US et on pense aller plus vite. Mais comme en France, les agents américains n’investissent sur le contenu que quand leurs biens dépassent un certain montant… et pas en dessous d’un certain prix", admet Thomas Rebaud. Le truc en plus de Meero, c’est l’automatisation des retouches photos grâce à l’intelligence artificielle. Cette technologie permet à la start-up de livrer plus vite et moins cher, avec un traitement des images quasi-instantané. "Hormis de nombreux acteurs locaux, je ne comprends toujours pas pourquoi nous avons si peu de concurrents sur notre marché… alors on se dépêche !", conclut le CEO. En 2018, la start-up compte multiplier son chiffre d’affaires par 13 par rapport à l’an dernier. 

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