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Moteur’Immo : un nouveau méta-moteur entre en action

Par Christian Capitaine | Le | Méta-moteurs

Ce moteur de recherche, tout juste opérationnel, agrège les annonces des douze principales plateformes d’annonces immobilières. Comment fonctionne-t-il ? Avec quelles ressources ? Et quelle est son utilité pour les agents immobiliers ? Les réponses de son créateur, Nicolas Marcy.

Nicolas Marcy - © D.R.
Nicolas Marcy - © D.R.

Développeur freelance, Nicolas Marcy lance, en août 2019, une solution de système d’alertes pour les marchands de biens. A laquelle il ajoute rapidement un moteur recherche. Pour compléter cette architecture, y sont intégrées les annonces de quatre plateformes immobilières. « J’ai alors présenté cet outil sur Facebook, et les retours ont été très bons, notamment en provenance d’agents immobiliers, de gestionnaires et de chasseurs de biens  », souligne-t-il. Devant ce succès, il décide alors de muscler l’outil : les annonces de huit autres plateformes y sont intégrées. L’aventure de Moteur’Immo peut commencer.

Les doublons filtrés

« Nous sommes en mars 2020, et la plateforme est fin prête, annonce-t-il : elle permet d’agréger les annonces des douze principales plateformes d’annonces immobilières en France. » A savoir : Leboncoin, PAP, SeLoger, Logic-Immo, Avendrealouer, Bien’ici, Figaro Immobilier, ParuVendu, Lesiteimmo, AcheterLouer, Vivastreet et Kicherchekoi. Grâce à la soumission d’un formulaire de critères, les douze plateformes sont ainsi requêtées selon les paramètres spécifiés par l’utilisateur. Ensuite les résultats sont croisés et retournés sous une forme uniformisée. « Le croisement des annonces provoque, bien sûr, des doublons, mais qui sont automatiquement filtrés pour éviter les désagréments lors de la recherche », précise le créateur de l’outil. 

En quête de partenariats

Quelle utilité pour l’agent immobilier de se saisir de Moteur’Immo ? « Au début, répond Nicolas Marcy, je pensais que l’outil se destinerait davantage aux particuliers. Or, je me rends compte que les agences immobilières l’utilisent aussi beaucoup. Et pour cause : comme les alertes de Moteur’Immo arrivent plus vite chez eux que celles des plateformes (je les récupère toutes les 10 minutes), ils gagnent du temps et se satisfont d’être les premiers à découvrir les biens et leurs caractéristiques qu’ils ont mis en alerte.  » Entre Moteur’Immo et les douze plateformes précitées, aucun accord n’a été signé. « La situation est quelque peu délicate, j’en ai conscience, reconnaît le créateur du méta-moteur. Mais pour l’heure, seule une plateforme n’a pas souhaité être référencée par mon outil : superimmo. J’aimerais à l’avenir nouer des partenariats avec l’ensemble de ces acteurs. C’est un message que je leur lance. »

Une appli avant fin 2020 ?

Entièrement gratuit, le moteur de recherche a nécessairement besoin de financement pour fonctionner. « Je m’appuie sur une source de revenus, mise en place en février 2020 : l’abonnement aux alertes », indique Nicolas Marcy. Certes la première est gratuite, mais pour en bénéficier d’autres, il faut débourser 1€ par alerte et par mois. Il ajoute : « Comme deuxième source de revenus, j’aspire prochainement à faire du placement de produit sur mon site, par exemple, un calculateur de crédits que proposerait un réseau de courtiers. » Comptant, mi-mars 2020, près de 400 alertes activées, Moteur’Immo veut passer à la vitesse supérieure. Pour ce faire, un moyen : s’appuyer sur une application mobile. « Je travaille dessus, assure le développeur. Mais cela prend du temps. Elle devrait être opérationnelle d’ici cet été.  »