Le « syndic augmenté » Homeland lève 2 millions d’euros


Le jeudi 21 mars 2019 | Logiciel de syndic
Le « syndic augmenté » Homeland lève 2 millions d’euros - D.R.

Le syndic de copropriété « augmenté » annonce avoir levé 2 millions d’euros auprès de Newfund et Business Angels en mars 2019. Une somme destinée à déployer son service en Île-de-France. L’idée d’Homeland : fournir l’ensemble des services d’un syndic traditionnel tout en y ajoutant des services digitaux.

Pour Homeland, l’innovation va de paire avec la proximité ! La société, créée en 2016, a pris le parti de se situer entre le syndic de copropriété traditionnel et les nouvelles plateformes de syndic en ligne. Un positionnement qui vient de séduire les fonds d’investissement Newfund et Business Angels, auprès desquels la start-up a levé 2 millions d’euros. Concrètement, Homeland fournit l’ensemble des services d’un syndic de proximité (assemblée générale, compatibilité, gestion administrative et financière des travaux d’une copropriété…) et, dans le même temps, propose des services complémentaires digitalisés. Cela comprend notamment un service client disponible 7J/7, 24H/24, un extranet copropriétaires complet et une communication multi-canale (courriers, mails, SMS, recommandés électroniques…). « Nous avons étudié ce qu’il était possible de numériser pour faire gagner du temps sans perdre le contact humain propre au syndic de copropriété traditionnel », explique Renaud Lerooy, cofondateur d’Homeland. C’est justement en conservant cette proximité que la société compte se différencier de la concurrence et des nombreux syndics en ligne présents sur le marché. Homeland mise également sur des tarifs attractifs et transparents. La société facture l’ensemble de ses services au tarif forfaitaire de 14,99 euros TTC par mois et par lot principal. « En 2018, les copropriétés qui ont choisi notre service ont réduit leurs honoraires de 51 % et leurs charges générales de 23 % », annonce Renaud Lerooy.

150 copropriétés gérées en Ile-de-France

Homeland gère aujourd’hui « près de 150 copropriétés » en région parisienne. Mais si la société est sollicitée partout en France, ses fondateurs privilégient la qualité et la proximité de leur service. « Les gens aiment avoir des interlocuteurs dédiés, des personnes qui connaissent l’immeuble. À terme, nous aimerions nous développer dans plusieurs villes, mais cela sous-entend l’ouverture de nouveaux bureaux là où nos services sont proposés », explique Renaud Lerooy. Aujourd’hui, Homeland dispose de quatre « référents » qui gèrent entre 35 et 40 copropriétés. Un ratio que la société compte maintenir afin de ne pas baisser la qualité de service. « Notre modèle est aujourd’hui rentable, donc nous n’avons pas l’obligation de croître rapidement », ajoute le fondateur. Suite à son premier tour de table, la société espère gérer entre 200 et 300 copropriétés d’ici la fin de l’année 2019. « Cette levée de fonds nous permet de renforcer nos équipes tout en développant de nouvelles fonctionnalités et de nouveaux outils », précise le cofondateur. Homeland travaille, par exemple, sur une offre à destination des institutionnels, bailleurs et promoteurs.

Calixte de Procé

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