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SeLoger met la main sur Ouest-France Immo et pousse ses pions à l’ouest


Le groupe SeLoger acquiert 100 % du capital d’Ouest-France Immo, jusqu’ici détenu par Additi Multimédia, filiale du Groupe Sipa Ouest-France. Cette opération permet au portail national de renforcer son ancrage en Bretagne, Pays-de-la-Loire et Normandie. Les deux marques sont conservées et des offres communes verront le jour d’ici à la fin de l’année 2026.

Baptiste Capron et Cyrille Kittel, directeurs généraux de SeLoger et Ouest-France Immo. - © D.R.
Baptiste Capron et Cyrille Kittel, directeurs généraux de SeLoger et Ouest-France Immo. - © D.R.

Nouvelle manœuvre de grande ampleur sur le marché français des plateformes d’annonces immobilières. Après l’arrivée, toute fraîche, du géant espagnol Idealista, SeLoger met la main sur l’acteur de référence de l’immobilier dans l’ouest de la France.

Le groupe, qui revendique 9 millions d’utilisateurs mensuels et 20 000 agents immobiliers clients, a annoncé, jeudi 1er octobre, le rachat de 100 % du capital d’Ouest-France Immo, jusqu’ici détenu par Additi Multimédia, filiale du Groupe Sipa Ouest-France. Le montant de la transaction est gardé confidentiel.

L’ouest : axe stratégique de l’immobilier en France

« En tant que plus grande plateforme immobilière de France, nous affirmons, avec ce rachat, notre ancrage local pour apporter de la valeur aux utilisateurs et à nos clients. S’adosser à des marques qui ont une connaissance et une proximité avec le terrain, à fortiori quand il s’agit de régions de plus en plus demandées sur le plan de l’immobilier, est devenu stratégique », explique Baptiste Capron, directeur général de SeLoger, faisant référence aux régions Pays-de-la-Loire, Bretagne et Normandie, le terrain de jeu historique de Ouest-France Immo.

Démocratisation du travail hybride, proximité de ces territoires avec Paris grâce au TGV (Rennes est à 1h25 de la capitale et Nantes à 2 heures) et recherche d’un cadre de vie plus tempéré face aux effets du changement climatique sont autant d’atouts, selon SeLoger, qui contribuent à renforcer l’attractivité de l’ouest de la France.

Deux audiences complémentaires

Cette alliance entre SeLoger et Ouest-France Immo donne naissance, font savoir les deux protagonistes, à un ensemble de premier plan dans le Grand Ouest. Les deux plateformes indiquent réunir huit annonces immobilières sur dix et travailler avec près de trois agences immobilières sur quatre dudit périmètre géographique.

« Sur les trois régions concernées, la combinaison des deux acteurs, c’est entre 75 % et 80 % des annonces immobilières », confirme le directeur général de SeLoger, qui annonce, par ailleurs, que les investissements marketing du groupe, l’an prochain, progresseront de 20 %.

Les deux acteurs disposeraient, par ailleurs, de communautés très peu redondantes : « Nous n’avons, entre les deux portails, que 6 % d’audience commune, reprend Baptiste Capron. SeLoger va apporter à Ouest-France Immo un public qu’il n’a pas », assure-t-il.

Ouest-France Immo conserve sa marque et ses 35 collaborateurs

Ce rapprochement n’entraîne pas la disparition d’Ouest-France Immo. Sa marque, son implantation régionale et l’intégralité de ses équipes sont conservées. La plateforme régionale compte 35 collaborateurs implantés dans le Grand Ouest, « vivant au plus proche de ses clients », précise Cyrille Kittel, directeur général de la plate-forme régionale.

Ouest-France Immo revendique une part de marché supérieure à 70 % dans le Grand Ouest et 1,3 million de visiteurs uniques mensuels. Le portail compte également environ 3 000 clients professionnels, dit bénéficier d’« un niveau de churn (taux d’attrition, NDLR) très faible », selon Cyrille Kittel, et assure leur adresser 3,5 millions de contacts qualifiés par an.

« Pour Ouest-France Immo, ce rachat est une formidable opportunité dans un marché qui a besoin de rapprochements. Avec ce mariage, nous allons pouvoir sortir de nos frontières  », estime ce dernier.

Bientôt l’arrivée d’offres communes

Pour les agents immobiliers clients des deux portails, les deux groupes prévoient d’élargir leurs offres commerciales. Les clients resteront - bien sûr - libres de souscrire aux services de l’un ou des deux portails.

« Rien n’est forcé, insiste Baptiste Capron. Ce qui change, pour eux, c’est notre capacité à leur offrir un catalogue d’options plus varié, avec des offres avantageuses lorsque vous êtes clients des deux portails ».

Des offres communes aux deux plateformes doivent ainsi être officialisées au cours du dernier trimestre 2026.