Orpi : le marché marque le pas au troisième trimestre
La dynamique commerciale se tasse légèrement chez Orpi. À fin septembre, le réseau et ses 1 250 agences a enregistré un recul de 2 % de ses compromis de vente depuis le début de l’année.
Le marché immobilier perd un peu de son élan au troisième trimestre 2026 chez Orpi. Selon le bilan publié par la coopérative immobilière, les compromis de vente enregistrés par le réseau ont reculé de 2 % entre janvier et fin septembre.
Pour décrypter les nouvelles attentes des ménages, l’enseigne s’est appuyée sur 456 142 conversations menées entre le 3 juin et le 25 septembre avec Orpi IA, son assistant conversationnel.
Un budget médian déclaré par les acheteurs de 280 000 €
Autre enseignement rapporté par Orpi : la tension sur le marché locatif reste forte. Au troisième trimestre, 58 % des requêtes ont porté sur des biens à louer. À l’inverse, l’investissement locatif n’a représenté que 1 % des recherches.
Cette pénurie d’offres contraint 17 % des candidats à la location à élargir leur périmètre géographique et à augmenter le budget initialement envisagé, indique le réseau.
S’agissant du budget médian déclaré par les acheteurs, il atteint 280 000 euros. Dans les grandes villes, près de quatre acquéreurs sur dix recherchent toutefois un logement plus grand que ce que leur capacité financière leur permet d’acquérir. À Paris, par exemple, un budget médian de 500 000 euros donne accès, selon Orpi, à un appartement de 52 m².
Les espaces extérieurs restent par ailleurs fortement recherchés : jardin, balcon ou terrasse sont mentionnés dans plus de 60 % des conversations des acquéreurs et dans plus de 40 % de celles des locataires.
Les acheteurs ne ferment pas non plus la porte aux travaux : parmi 8 100 conversations analysées, la mention « à rénover » est la plus fréquemment citée concernant l’état du bien.
Les villes moyennes captent la demande
Près de 70 % des recherches portent désormais sur une commune située en dehors des 20 plus grandes villes françaises. Cette proportion grimpe à 76 % chez les acheteurs et atteint 68 % chez les locataires.
La Rochelle, Limoges, Orléans, Nancy, Pau, Bayonne, Cannes, Amiens, Tours et Avignon arrivent notamment en tête des requêtes hors métropoles au troisième trimestre. Dans le même temps, Orpi constate un recul de ses compromis de 8 % à Marseille, 5 % à Bordeaux et 3 % à Lyon.
« Les conditions de financement et la tension locative ont un effet immédiat sur les recherches des Français en matière de logement », analyse Guillaume Martinaud, président d’Orpi.
Selon lui, les ménages sont davantage disposés à s’éloigner des grandes villes afin de trouver un bien compatible avec leur budget sans sacrifier leur qualité de vie.
Le littoral continue d’attirer les acheteurs
Autre tendance mise en évidence par Orpi : l’attrait du littoral. L’achat représente 60 % des recherches dans le Var, 61 % dans les Bouches-du-Rhône, 63 % en Charente-Maritime et jusqu’à 80 % dans les Landes.
Dans certaines stations balnéaires, la pression de la demande rapportée au nombre d’habitants atteint jusqu’à 34 fois la moyenne à Vieux-Boucau, 33 fois à Saint-Trojan et 29 fois au Crotoy.
Cette appétence se retrouve dans les transactions enregistrées par le réseau. Les volumes de ventes progressent de 7 % dans les Pyrénées-Orientales, 9 % en Vendée et en Bretagne, 13 % dans les Landes et jusqu’à 26 % en Gironde.